Lecture / Ecriture
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Les Montagnes hallucinées de Howard Phillips Lovecraft

Howard Phillips Lovecraft
  Epouvante et Surnaturel dans la Littérature fantastique
  Le monstre sur le seuil
  Celui qui chuchotait dans les ténèbres
  La peur qui rôde et autres nouvelles
  Les Montagnes hallucinées
  Le témoignage de Randolf Carter
  Par-delà le mur du sommeil et autres nouvelles
  L'appel de Cthulhu
  Le temple
  L'Affaire Charles Dexter Ward
  La Cité sans nom
  La couleur tombée du ciel
  L'ombre sur Innsmouth ou Le Cauchemar d'Innsmouth

Howard Phillips Lovecraft est un écrivain américain d'horreur, de science-fiction et de fantastique, né en 1890 et décédé en 1937.

Les Montagnes hallucinées - Howard Phillips Lovecraft

Une nouvelle fantastique éditée en 1931
Note :

   Titre original : At the Mountains of Madmess
   
   Le sujet
   Une expédition scientifique de l'université Miskatonic s'aventure sur l’Antarctique. Une partie de l'expédition trouve les traces d'une gigantesque et très ancienne cité semblant abandonnée, ainsi que des êtres étranges, inhumains, à la tête en forme d'étoile et dont le corps semble d'une résistance assez robuste. Certains des corps trouvés semblent parfaitement conservés : sont-ils morts ou seulement endormis ? Quelque chose est-il capable de les réveiller ?
   
   Le verbe
   "Quelque chose dans ce décor me rappela les étranges et troublantes peintures asiatiques de Nicholas Roerich, et les descriptions plus étranges encore et plus inquiétantes du légendaire plateau maléfique de Leng, qui apparaît dans le redoutable Necronomicon d'Abdul Alhazred, l'Arabe fou." (p.13)
   
   Mon complément

   Il y avait bien longtemps que je n'avais pas lu de science-fiction, recommencer ce genre par un livre qui nous transporte sur terre au lieu des confins de l'espace est une autre sorte de voyage intersidéral ! Un peu plus sur l'histoire. Bien évidemment, les créatures ne sont pas toutes mortes, et après avoir entrepris la dissection de celles en mauvais état, tous les hommes sont à leur tour, tués, voire victimes de vivisection !
   
    Alertés par le silence de leur camarades et parvenus sur les lieux du drame, le reste de l'expédition : le professeur Dyer et l'étudiant Danforth, découvrent le sort épouvantable de leurs compagnons. Après une rapide exploration dans ces terribles montagnes, ils repartent vers la civilisation, tâchant de ne rien divulguer de leur découverte, d'autant que Danforth est devenu fou après avoir vu une créature qui semblait les poursuivre (hallucination ?), et dont il refuse de parler. Dyer finit par révéler à la communauté scientifique, et la nouvelle est son témoignage, la vérité sur les monstruosités dont son expédition a été témoin, afin qu'aucune nouvelle expédition ne tente de suivre ses traces.
   
    J'avoue avoir été un peu déçue par cette nouvelle qui offre de trop nombreuses répétitions : nous ne comptons plus le nombre de fois où l'on mentionne les peintures asiatiques de Roerich, le Necronomicon et son auteur fou, les murs décadents, les montagnes maudites, "Les Aventures d'Arthur Gordon Pym", le livre de Poe, etc. Je pense que cette répétition était néanmoins utile à l'époque, lorsque la nouvelle était éditée sous une forme épisodique : les rappels étaient alors sans doute un peu moins évidents, voire utiles.
   
    Attention, je ne nie pas le style de Lovecraft qui trouve d'amusantes tournures :
    " Ces masses visqueuses étaient certainement ce qu'Abdul Alhazred appelle à mots couverts les "shoggoths" dans son effroyable Necronomicon, bien que même cet arabe fou n'ait jamais évoqué leur existence sur Terre, si ce n'est dans les rêves des mâcheurs de certain alcaloïde végétal." (p.93)
   
   Ce récit est bien, à certains endroits, extraordinaire même, avec la richesse des visions qui nous emportent dans un monde suggéré, un monde fantastique qui, pour une fois, n'est pas au-delà de la terre mais en elle. Nous savons que Howard Phillips Lovecraft pressentait que la technique asservirait l'homme avant de le détruire ; l'écrivain en lui en a profité pour véhiculer dans ce conte macabre (quoique rien ne soit explicitement décrit !) un des pouvoirs les plus puissants de l'humanité : l'imagination.

critique par Wictoriane




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Le mythe de Cthulu
Note :

    Pour ne reprendre que les textes écrits par Lovecraft lui-même, voici les titres que l'on peut rattacher à l'ensemble baptisé Le mythe de Cthulu
   Dagon (1919)
    L'Appel de Cthulhu" (1926) :
    L'Affaire Charles Dexter Ward (1927) ;
    L'Abomination de Dunwich (1928) ;
    Les Montagnes hallucinées (1931) ;

    La Maison de la sorcière (1933) ;
    Dans l'abîme du temps (1936) ;
    Le Cauchemar d'Innsmouth (1936).
   

critique par Sibylline




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