Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

Le Serment des limbes de Jean-Christophe Grangé

Jean-Christophe Grangé
  La Ligne noire
  Le Serment des limbes
  L'empire des loups
  Le vol des cigognes
  Miserere
  La forêt des Mânes
  Le Passager

Jean-Christophe Grangé est un journaliste et écrivain français né en 1961 .

Le Serment des limbes - Jean-Christophe Grangé

Le saigneur des mouches
Note :

   Gros pavé de 650 pages, le Serment des limbes mélange comme toujours chez Grangé des éléments très contemporains : investigations policières, méthodes scientifiques, crimes violents, à des éléments très anciens comme la religion, la superstition . C'est le choc de ces cultures qui constitue la base des romans de Grangé.
   
   C'est un peu ici la PJ contre le Diable, le 36 Quai des Orfèvres avec comme profiler le Vatican.
   
   Le meilleur ami de Mathieu Durey, Luc Soubeyras a tenté de se suicider. C'est le début d'une enquête qui va mener le personnage principal, Policier et surtout fervent catholique, ascète qui ne se nourrit que de riz et de thé vert, à enquêter au plus proche des pratiques diaboliques.
   
   Il y a quelques facilités comme toujours chez Grangé et même parfois des phrases qui prêtent à sourire "une seule idée maintenant sous mon crâne: le tueur ne pourrait expier ses crimes qu'avec son propre sang."
   
   Mais il faut aussi reconnaître qu'on suit cette histoire avec plaisir. Les personnages même secondaires ont une épaisseur psychologique qui les rend tous intéressants.
   
   De plus, moins d'action que d’habitude et plus de réflexion semblent diriger cette enquête. De Paris à la Suisse en passant par le Jura et le Vatican, le protagoniste utilise davantage ses neurones que son arme et même si nous n'éprouvons aucune empathie pour les divers personnages on suit ce récit sans ennui et même avec intérêt.
   
   Cependant il serait peut être bon qu'on cesse de trouver tant de religion comme moteur des romans actuels et principalement dans la littérature policière. DA VINCI CODE a inauguré un genre Police/crimes mystiques, il serait judicieux de passer maintenant à autre chose.
   
   Simenon tu nous manques ...
   ↓

critique par Rita




* * *



Diableries, mortelles...
Note :

   Jean-Christophe Grangé sait manier le suspens, c’est indéniable. Il sait également inventer des situations parmi les plus improbables, l’air de rien, tout en restant dans les limites d’une possible vraisemblance. Dans les limites d’un fantastique à peine effleuré aussi. Il jonglera dans ce «serment des limbes» en permanence sur ce fil délicat d’un fantastique possible.
   
   Soit un Mathieu Durey, commandant de brigade criminelle, à Paris, pas moins, et Luc Soubeyras, son alter ego et ami, lui aussi ponte de la police. Ces deux-là se connaissent de longue date et, originalité s’il en est, sont deux catholiques fervents, plus proches de la théologie que de la criminalité qu’ils côtoient en permanence. C’est justement la lutte contre le Mal, le Malin, qui les a convaincus de s’engager ainsi dans la police.
   
   On comprendra aisément le choc que reçoit Mathieu Durey lorsqu’il apprend que son ami Luc vient d’être repêché, sauvé in extrémis après une expérience de mort imminente, de la rivière où il s’était jeté lesté de parpaings. Il a du mal à accepter que son ami ait pu imaginer se suicider et commence sa propre enquête, en marge de l’officielle.
   
   C’est là que Grangé fait fort puisqu’avec ces flics cathos de choc, il va nous emmener dans le monde «merveilleux» des satanistes et de ceux qui les traquent. Et roule vers le Franche-Comté, le Vatican, la Sicile, Cracovie, …
   
   C’est haletant et fort bien monté. Au bout du compte ça ne reste qu’un polar, c'est-à-dire en fait un ouvrage où tous les mystères sont élucidés in fine et où les «méchants» sont généralement perdants. N’empêche, pour un amateur du genre ça reste de la belle ouvrage avec un angle de vue des plus originaux. Jean-Christophe parvient toujours, sur les sujets les plus variés, à faire valoir sa petite musique singulière. 650 pages qui ne sont pas dénuées de psychologie.

critique par Tistou




* * *