Lecture / Ecriture
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Hommes entre eux de Jean-Paul Dubois

Jean-Paul Dubois
  Une Vie française
  Une année sous silence
  Vous plaisantez, monsieur Tanner
  Hommes entre eux
  Je pense à autre chose
  Si ce livre pouvait me rapprocher de toi
  Le cas Snejder
  La vie me fait peur
  Les accommodements raisonnables
  La succession

Jean-Paul Dubois est un journaliste et écrivain français né en 1950.

Hommes entre eux - Jean-Paul Dubois

Un document «au trait» pour flèche brisée dans cœur greffé
Note :

   Présentation de l'éditeur :
   « Paul Hasselbank et Floyd Paterson n'ont aucune raison de se rencontrer.. L'un vit à Toulouse. Il est gravement malade. L'autre habite North Bay (Ontario). Il sillonne les grands espaces et chasse à l'arc en solitaire.*
   
   *Pourtant, à leur insu, quelque chose relie ces deux hommes. Quelque chose,ou plutôt quelqu'un. L'un et l'autre ont aimé la même femme, Anna, qui les a quittés.
    Porté par la beauté des paysages glacés du Grand Nord canadien, ce roman étincelant nous conduit jusqu'à cette part animale qui gît au fond de chacun d'entre nous, faisant de l'un une proie et de l'autre un chasseur.

   
   
   Vous y trouverez, le mâle avec son exigence brute du rut, du sang dans les rapports « bestials ». L'écriture est fade. Je n'ai pas de surprise ni d'intérêt dans l'intrigue trop téléphonée. Tout y est : la violence des combats de coqs, les filles nues qui dansent, cruelles. La beauté promise par l'éditeur n'existe pas.
   
   Commencez le livre à partir de la page 130, vous économiserez votre temps et vous ne manquerez rien. A partir de ce chapitre, l'auteur est au meilleur de sa forme. Je suis persuadé qu'il a du commencé à écrire son livre à partir de cette idée originale, puis, pour étoffer sa nouvelle, il a certainement sur-rajouté des chapitres inutiles.
   
   La rencontre des deux hommes est fort bien décrite. La chute, décevante ressemble au reste du roman : je n'y crois pas un seul instant, devant tant d'incohérence.
   
   Au meilleur de son œuvre, l'auteur cite une croyance indienne à propos des tempêtes :
   
   « Les indiens disent que la seule chose que l'on ait à craindre pendant le blizzard, c'est que le vent soulève la mauvaise part que chacun porte en soi et que, lorsque tout s'apaise, apparaisse à la lumière ce que l'on a parfois essayé d'enfouir tout au long d'une vie. »
   
    Un autre extrait du même acabit (pas très loin de l'Acadie…) :
   « Je crois qu'il ne faut jamais regarder trop longtemps en soi. C'est là que se trouve notre pire visage, celui que nous essayons de dissimuler pendant tout une vie. »
   
   Lecteurs pressés, faites moi part de vos commentaires sur d'autres ouvrages du même auteur, je vous épargnerai une lecture non indispensable.

critique par bertrand-môgendre




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Jusqu'au dernier chapitre.
Note :

   L'histoire commence par l'annonce de la maladie incurable qui touche Hasselbank, toulousain et premier protagoniste du binôme à suivre. Et se poursuit par l'entrée en scène de Paterson, le chasseur à l'arc à poulies du gibier de North Bay, Ontario.
   
   
   J'ai aimé ce livre en le refermant … c'est ma façon de vous dire la performance étonnante de ce roman. Je m'explique … Au dernier chapitre, éclairée, j'ai compris alors que l'auteur m'avait sciemment baladée de confusions en confusions en me racontant ces deux hommes.
   Que je vous parle d'abord des situations du roman. Mais je ne le ferai pas de façon précise pour éviter d'amputer la surprise de la lecture. Je vous dirai simplement que les situations sont toutes systématiquement insolites, voire déviantes, mais jamais dérangeantes et toujours étonnamment réalistes.
   Les personnages ensuite. Ils sont peu nombreux, tous sont banals, mais aucun n'est ordinaire.
   L'histoire, enfin, n'existe pas vraiment. C'est une succession de faits à peine reliés entre eux, comme un enchaînement de solitudes au gré des intempéries de la vie. On se demande où l'auteur veut bien en venir. Au dernier chapitre, à coup sûr !
   Alors voilà où réside la performance du dernier né de Dubois, qui est aussi lent à démarrer que rapide à finir : la confusion de mon esprit m'a portée malgré moi au voyage et au dialogue intérieurs. Mon esprit s'est associé aux protagonistes de l'histoire, et comme eux, est resté stupéfait quand elle s'est terminée.
   
   
   Vous l'aimerez aussi
   si vous appréciez la plume contemporaine de Jean-Paul Dubois,
   ou si la solitude des hommes vous fascine au point de vous surprendre encore,
   ou si les mœurs particulières de cette zone reculée de l'Ontario vous intéressent.
   
   
   Pour prolonger cette lecture, aux contours de la solitude de l'Homme qui ne Croit pas, et pour le cas où vous ne l'auriez pas encore lu, j'ai pensé à "Une vie française" du même auteur.

critique par Alexandra




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