Lecture / Ecriture
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Cœur de lièvre de John Updike

John Updike
  Brésil
  Tu chercheras mon visage
  Jours de fête à l’hospice
  Les veuves d'Eastwick
  Cœur de lièvre

John Hoyer Updike est un écrivain américain né en 1932 et mort en 2009.

Cœur de lièvre - John Updike

Qui veut la peau de Harry Rabbit ?
Note :

   Titre original : Rabbit, run
   
   Résumé
   « Rabbit Angstrom, partagé entre les impossibles contradictions de l’Amérique, choisit la fuite, loin de sa femme, loin de la petite ville de Pennsylvanie où il habite, loin de cette vie quotidienne aveugle, dominée par la matière. Parce qu’il y a dans cet être faible un appel désespéré vers la vie intérieure, sa course en zigzag est bien plus qu’une tentative pour s’évader d’un monde invivable. C’est un effort désespéré pour sortir de la nuit et rattraper à l’ouest le soleil couchant. »
   

   Commentaire
   Précision au départ… ce livre ne parle en aucun cas de lapins ou de lièvres… seulement d’un homme qui court… pour aller ailleurs!
   
   J’ai – finalement – terminé ce livre hier soir et je ne sais toujours pas trop quoi en penser. J’ai eu vraiment beaucoup de difficulté à entrer dans l’histoire (en fait, jusqu’à la page 100… sur 265) et surtout à m’attacher au personnage de Rabbit qui m’a semblé, tout le temps de sa fuite, détestable, hautain et désagréable. Vers le milieu du roman, toutefois, j’ai mieux compris le personnage et j’ai réussi à passer outre son « je m’en foutisme » et son narcissisme pour enfin voir un homme qui n’a pas accepté la fin de sa jeunesse et la disparition du halo de ses exploits au basketball. Mais au tout début, sa vision des femmes, de sa femme – que j’ai trouvée peu sympathique, soit dit en passant- me hérissait le poil sur les bras. J’ai bien aimé la fin de l’histoire… la dernière moitié, en fait mais le début, avec Ruth, m’a peu intéressée. Avant d’arriver au milieu du roman, je trouvais toujours quelque chose de plus intéressant à faire que de lire!!! Mauvais signe!
   
   L’atmosphère est bien rendue et le roman plaira probablement aux inconditionnels de la littérature américaine des années 50-60. On y trouve ce refus de la vie ordinaire, des conventions, cette quête de "plus", même si on ne sait pas trop en quoi ce "plus" consiste… Ce qui m’a dérangée au début, c’est qu’il quitte une situation pour retourner dans une autre situation qui n’est guère plus reluisante… Ce n’est que plus tard que j’ai compris son besoin du "n’importe où sauf ici" et son désir de fuir son quotidien, à tout prix.
   
   Le personnage de Rabbit ne sait plus trop où il en est, il n’a pas de milieu. Avec lui, c’est tout noir ou tout blanc: il est un réel mauvais garçon ou un presque saint… Et, bien entendu, il a de la difficulté à vivre dans les deux rôles. Je n’ai pas bien réussi à saisir qui est Rabbit… je crois que dans le roman, le personnage ne le sait pas lui-même. Sa seule solution est la fuite.
   
   Finalement, j’ai bien aimé l’écriture au présent… Dans ce roman, c’est vraiment évident et remarquable. Une petite critique, qui est bien personnelle: quand un auteur fait une longue description d’un paysage ou d’un événement… j’ai tendance à apprécier quand ça apporte quelque chose à l’histoire, à l’atmosphère, quand ça amène des possibilités de comparaisons ou de réflexion. Mais au début du roman, la création d’atmosphère a été trop longue pour moi. Il m’est arrivé à quelques reprises de me demander… "mais pourquoi il nous raconte ça?"
   
    Donc, impression mitigée… mais paraît-il que c’est un classique américain, réponse à "On the road" de Kerouak. N’empêche que je lirai certainement la suite, puisque les deux romans sont inclus dans mon éditions. Pas tout de suite, toutefois! Donc, à vous de voir!
   
   
   Tétralogie Harry "Rabbit" Angstrom
   
   Rabbit, Run (Cœur de lièvre) 1960

   Rabbit Redux (Rabbit rattrapé) 1971
   Rabbit Is Rich (Rabbit est riche) 1981
   Rabbit At Rest (Rabbit en paix) 1990
   Rabbit Remembered (Souvenirs de Rabbit) 2001

critique par Karine




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