Lecture / Ecriture
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Fox-trot de Michel Quint

Michel Quint
  Effroyables Jardins
  L'espoir d'aimer en chemin
  Aimer à peine
  Les Joyeuses
  Close-up
  Veuve Noire
  Apaise le temps
  Fox-trot
  Un hiver avec le diable

Michel Quint est un écrivain français né en 1949 dans le Pas-de-Calais.

Fox-trot - Michel Quint

L’assassin est à la dernière page, crénom!
Note :

    Ceci est un roman policier. Habitué à ce genre bien que plus nuancé dans un précèdent opus: "Les amants de Francfort" qui nous avait emmené hors des frontières. Une seule époque, l’avant guerre, lieu unique, Lille et ses environs, ce qui nous réjouit tant nous sommes coutumier des Hauts de France.
   
    De policier, nous en avons les ingrédients, les loubards, les belles filles faciles, plus ou moins, des policiers, un jeune innocent, Charles, héros permanent. Egalement, les personnes louches des d’extrême droite, des croix de Feu qui se livrent à des trafics qui ne le sont pas moins.
   
    Soyons précis: on a tué la veuve riche Scheppers dans hôtel, un receveur, une danseuse nue au "Sphinx", Lisa Kaiser, retrouvée en dentelle. Pourquoi? Quel rapport entre ces meurtres et les événements, en pleine affaire Staviski?
   
   Les émeutes menacent la République. M. Le maire Salengro demande à Charles de jouer l’agent double tandis que son cousin, Demeyer poursuit l’enquête.
   
    Il manque quelque chose; ah oui! une histoire d’amour. Elle concerne Nelly, modiste expérimentée tous domaines et Charles, instituteur révoqué provisoire pour cause de coup de poing facile et de contacts très étroits non arithmétiques avec la femme de l’Inspecteur; de gauche. Nelly Levandovski, modiste peu modeste, tant amoureuse, lui montre toute sa science en galipettes laissant le jeune espion pantelant à tous les coups. On suit les héros à travers les rues aux sonorités reconnues: Boulevard Faidherbe, rue Esquermoise, rue du Faubourg de Roubaix etc. Ou Ronchin. GPS à l’ancienne.
   
   On se régale autant pour l’histoire que par le style. On écoute les répliques: on se croirait chez Audiard en pays ch'ti: C’est amusant, bien envoyé, truculent, olé, olé, parfois, trop; sauf que la langue n’est pas argotique mais parfois patoise: savez-vous, admirable idiome, que l’on pouvait "busiller", qui est cet art de penser tout en rêvant: un seul verbe pour deux actions si proches?
   
   Ca ne suffit pas: le suspense nous tient en haleine jusqu’à la toute fin, juste après l’enterrement de Roger Salengro, héros suicidé du socialisme. La guerre va éclater; Hitler pointe son nez guerrier.
   
   Michel Quint, à nous guifes!

critique par Alain Dagnez




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