Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

2 - Le prétendant de Hanne-Vibeke Holst

Hanne-Vibeke Holst
  1 - L'héritière
  2 - Le prétendant

2 - Le prétendant - Hanne-Vibeke Holst

Etre une femme libérée, tu sais, c'est pas si facile ♫♪♫
Note :

   "Est-ce que j'aurais dû devenir actrice ? Avec mon talent pour la dissimulation et l'imitation ? "
   

   Les sociaux-démocrates viennent de perdre les élections. Le Premier ministre a donc perdu son poste mais entend bien demeurer numéro1 du Parti, ce que lui conteste bien évidemment le numéro 2, un technocrate intelligent, mais dénué de chaleur humaine, Gert Jacobsen.
   
   Le harcèlement et les violences qu'il exerce à l'encontre de son épouse depuis trente ans risquent néanmoins de lui mettre des bâtons dans les roues, à moins que ce ne soit la jeune, jolie et intelligente attachée parlementaire qu'il vient de désigner, Yasemin, d'origine kurdo-turque, envers qui il se montre de plus en plus pressant.
   
   Ces trois intrigues sont menées avec brio par l'auteure, ancienne journaliste politique danoise qui se montre sans concession envers la futilité des motivations de certains hommes politiques. Elle est par contre beaucoup plus bienveillante envers ses personnages féminins et très nuancée. C'est la première fois que je lis un roman aussi solidement documenté sur les violences faites aux femmes, et ce quelque soit leur milieu social. Linda, la femme battue n'est en rien une femme faible, elle se rebelle mais est totalement manipulée, totalement sous l'emprise de son mari, tandis que son entourage feint de ne rien voir.
   
   Quant à Yasemin, elle est encouragée dans ses études par sa famille, mais en lutte avec les traditions dans lesquelles se réfugient ses parents.
   
    Deux magnifiques portraits de femmes et un roman qui se dévore d'une traite .Une "brique" délectable de 718 pages.
   
   Peut se lire indépendamment du premier volume de la trilogie ayant inspiré la série Borgen.

critique par Cathulu




* * *