Lecture / Ecriture
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On a marché dans Pyongyang de Abel Meiers

Abel Meiers
  On a marché dans Pyongyang

On a marché dans Pyongyang - Abel Meiers

Drôle et triste
Note :

    Quentin arrive en Corée travailler dans un projet (agriculture) juste avant le décès de Kim Jong Il et offre une description très pince sans rire de ces moments de deuil et de désolation, sans pouvoir toujours faire la part entre les sentiments réels ou simulés.
   
    Après cette période, son épouse Sarah et ses fils de 4 et 7 ans peuvent enfin le rejoindre dans ce grand appartement de Pyongyang où eau et électricité ne sont pas garantis 24 heures sur 24. Des extraits du journal de Sarah ponctuent la narration, volontairement neutre en apparence.
   
    Tout le monde a entendu parler de l'ambiance grise et triste régnant en Corée du nord et parfois l'on a l'impression d'une immense prison à ciel ouvert... Les étrangers n'ont guère de contacts avec les Coréens autres que professionnels et il ne faut pas s'attendre à des révélations. Juste qu'on se demande sur quelle planète on est là-bas, c'est ahurissant. Chol, le traducteur au français parfait, sait montrer de l'humour.
   
   Je recommande cette plongée familiale dans l'univers ubuesque et surréaliste (on n'évite pas ces qualificatifs, je suis désolée) du royaume de Kim Jong-Un (on parle de dynastie communiste). C'est drôle et triste et l'émotion réussit à affleurer lors du départ de la famille...
   
    Si le cœur vous en dit, vous pouvez y aller voir...
   
    "Il furent accueillis en ville par des peintures représentant de solides agriculteurs au sourire éclatant, qui contrastaient assez sensiblement avec les paysans de la vie réelle qu'ils venaient de quitter, épaules tombantes et rides creusées dans des visages pourtant jeunes."

    (Dans l'école de langue anglaise pour étrangers)
    "J'ai pu voir de mes propres yeux, les exercices de mathématiques dans lesquels il fallait compter le nombre de chars américains pulvérisés par l'armée coréenne sachant que le fréquence de tirs de l'artillerie est de cinquante douilles par minute et qu'un blindé a une résistance de blablabla blablabla (soupir)."
   

    Rien à faire, trop tentée, il m'a fallu engloutir d'autres livres sur le même sujet (je réserve Pyongyang de Guy Delisle pour plus tard)

critique par Keisha




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