Lecture / Ecriture
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L’homme caché de Pierre Cendors

Pierre Cendors
  L’homme caché
  Archives du vent
  L’Invisible dehors – Carnet islandais d’un voyage intérieur

Pierre Cendors est le nom de plume de Pierre Perrotton, écrivain français né en 1968.

L’homme caché - Pierre Cendors

Mais qui est qui?...
Note :

   Quatrième de couverture:
   
   "Endsen, romancier et poète, a disparu à Prague dans de troubles circonstances, en 1984 pour les uns, en 1991 pour les autres. A-t-il été un opposant au régime communiste ? A-t-il simplement disparu pour protéger ses proches ? Est-il mort, d’ailleurs, ou a-t-il secrètement pris le train pour une ville inconnue ?
   Pierre Cendors part sur les traces d’Endsen et nous plonge, grâce à une construction aussi habile qu’intelligente, dans un univers où se mêlent réalité et fiction, doutes et certitudes."

   
   
   Mon avis:

   
   Voilà un auteur, s’il existe, qui s’est dit qu’un jour, il pourrait avoir un lecteur qui voudrait comprendre ce qu’il écrit. Ce livre est très bon au niveau du style (pas plat, évocateur, poétique, qui ne donne pas une impression de surcharge) mais surtout exceptionnel pour son histoire et sa construction.
   
   Le livre est construit autour d’un personnage Endsen (je n’ai toujours pas compris s’il était réel ou non). Le livre commence à nous raconter sa vie à partir de la biographie qu’un ami du narrateur est en train d’écrire sur Endsen. L’histoire semble se répéter car l’ami mourra dans les mêmes circonstances que son sujet. Le truc, c’est qu’avant de mourir, il était persuadé qu’Endsen n’était pas mort en 1984 noyé dans la rivière qui traverse Prague, la Vltava. Le narrateur décide d’enquêter pour savoir ce qu’il avait compris.
   
   On passe à autre chose. Un ami de Endsen raconte comment l’auteur a rencontré un peintre qui peignait un endroit inventé, Solander, mais qui semblait l’endroit que l’auteur recherchait dans ses écrits. Le peintre est reconnu depuis mais en réalité, Endsen, a eu affaire à un usurpateur qui l’imitait alors qu’il n’était même pas connu à cette époque.
   
   On se retrouve ensuite dans les coulisses du Prague des années 80. Un Prague sous tension où on était traître très facilement. On ne comprend pas trop au début quel est lien avec Endsen mais Pierre Cendors réussit à maintenir notre attention en nous poussant à chercher où Endsen pourrait intervenir (alors qu’il est censé être mort mais on n’y croit pas vraiment). Il nous amène à un endroit où on ne croyait pas pouvoir aller.
   
   À la fin, on pense que tout ce que l’on a lu est un mirage, ou tout du moins, on ne sait plus qui a existé ou non, qui est vrai ou non. L’éditeur a rajoute une couche en publiant une lettre reçur par un autre éditeur disant que Pierre Cendors n’existe pas vraiment. Je suis tentée d’y croire parce que c’est un des personnages du roman.
   
   À lire ! D’autant plus, que le livre ne fait que 130 pages.

critique par Céba




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