Lecture / Ecriture
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La peur de Montalbano de Andrea Camilleri

Andrea Camilleri
  La Démission de Montalbano
  La Voix du violon
  La Concession du téléphone
  Le tour de la bouée
  La forme de l'eau
  Le voleur de goûter
  La peur de Montalbano
  La patience de l'araignée
  Chien de faïence
  L'excursion à Tindari
  Privé de titre
  La couleur du soleil
  Un été ardent
  Petits récits au jour le jour
  Les Ailes du Sphinx
  La Pension Eva
  Pirandello, biographie de l’enfant échangé
  Le coup du cavalier
  Intermittence
  La lune de papier
  Le garde-barrière
  Le neveu du Négus
  Noli me tangere
  L’âge du doute

Andrea Camilleri est un écrivain et metteur en scène italien, né en Sicile en 1925, et mort le 17 juillet 2019.

La peur de Montalbano - Andrea Camilleri

6 nouvelles
Note :

   Toujours traduit par Serge Quadruppani, qui se donne traditionnellement beaucoup de mal pour nous expliquer comment il s’y est pris pour « rendre » la langue sicilienne de Camilleri. Un traducteur intelligent s’il en est.
   
   
   Toujours le Commissaire Montalbano, toujours aussi gourmand, toujours aussi amoureux de sa Livia, … Pays connu, protagonistes connus.
   
   Dans cet ouvrage, il s’agit en fait de 6 nouvelles ; 3 courtes et 3 longues, comme si Andrea Camilleri avait regroupé des ébauches d’histoire qui l’avaient laissé en cul de sac.
   
   L’atmosphère y est, tout y est.
   
   «La peur de Montalbano», qui a donné son nom au recueil, est une des nouvelles courtes, plutôt atypique. Qui d’ailleurs se déroule dans les Alpes, hérésie complète pour Montalbano. Pas fier en montagne, le Commissaire.
   
   Un peu de philosophie dans la dernière, une des longues : «Mieux vaut l’obscurité». L’obscurité en question, c’est la vérité restée cachée, vingt ans durant. Mérite-t-elle d’être révélée, vingt après, au risque d’être incomprise et destructrice ? C’est que ce n’est pas un « bourrin » notre Montalbano ! Ah non alors !
   
   «Il n’y eut pas de réponse. Il entra. La vieille s’était abandonnée sur un fauteuil et dormait, réchauffée par le soleil qui faisait irruption par les vitres de la fenêtre. Elle avait la tête appuyée en arrière et la bouche ouverte, de laquelle coulait, brillant, un filet de salive ; il en sortait une respiration oppressée et rauque qui, par instants, s’interrompait pour reprendre avec plus de peine…
   Dans la chambre, règnait une insupportable odeur de rance et d’urine. Dedans ce corpps que le temps avait ainsi obscènement arrangé, existait-il encore quelque chose avec quoi on pouvait communiquer ? Montalbano en douta. Et pire : si cette chose était encore là, supporterait-elle de connaître la vérité?»

   
   Pour amateur de polars intelligents qui dépassent le genre.

critique par Tistou




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