Lecture / Ecriture
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Le sous-sol ou Les Carnets du sous-sol de Fedor Michaïlovich Dostoievski

Fedor Michaïlovich Dostoievski
  Un cœur faible
  Monsieur Prokhartchine
  Crime et Châtiment
  Le joueur
  Les nuits blanches
  Le petit héros
  Le rêve d'un homme ridicule
  Le Double
  L'idiot
  Les Pauvres Gens
  Le sous-sol ou Les Carnets du sous-sol
  Souvenirs de la maison des morts
  Le Moujik Mareï - Le Garçon à la menotte
  Le Crocodile

Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski (Фёдор Михайлович Достоевский) est un écrivain russe, né à Moscou en 1821 et mort à Saint-Pétersbourg en 1881.


Ils ont écrit sur lui:

Joseph Frank
George Steiner

Le sous-sol ou Les Carnets du sous-sol - Fedor Michaïlovich Dostoievski

Portrait d’un misanthrope
Note :

   "Je suis un homme malade… Je suis un homme méchant. Je suis un homme déplaisant. Je crois que j’ai une maladie de foie."
   

   Voilà un personnage pour le moins atrabilaire qui se livre dans un prétendu journal que l’auteur présent bien sûr comme appartenant au "domaine de la fiction". Il l’arrête quand tout semble consommé.
   
   Plus misanthrope que ce "anti-héros" on meurt. Il cumule tout, il assume tout sauf d’être un médiocre.
   
   Il cherche à provoquer un lieutenant en duel mais son affaire tourne court lorsqu’il s’aperçoit que celui-ci ne le remarque même pas tant il se sent transparent et insignifiant et c’est bien ce qui le vexe et l’exaspère, le pousse à agir contre cette société qui l’ignore et dont seuls les médiocres semblent détenir les tenants et aboutissants sous la forme d’un pouvoir quelconque.
   
   "Ils ne valent pas mieux que moi, mais, le diable sait pourquoi, ils ne perdent jamais leur assurance ; tandis que moi je recevrai toute ma vie des chiquenaudes de la part du moindre des insectes."-

   
   En tout cas il se sent supérieur à cet "ami" qui avec sa cour de flagorneurs fête sa nomination à un poste supérieur. L’homme s’incruste à la fête se sachant très importun mais provoquant, comme disait Baudelaire "le plaisir aristocratique de déplaire", où il se fait éconduire du restaurant dans un état d’ébriété avancé.
   
   La fête finit au bordel où il rencontre ce qui pourrait être l’amour de sa vie, où son discours devant la belle Liza, extrêmement argumenté sur son avenir à elle qu’il voit avec lucidité, la fait finalement fléchir mais trop tard pour l’orgueil de notre héros qui ne l’attendait plus lorsqu’elle vient le rejoindre chez lui. Humilié par la vie et les hommes, même par son domestique qui reste muet quand il refuse de le payer, le personnage est toujours en décalage dans ses décisions.
   "En effet, je me pose aujourd’hui cette question bien oiseuse. Qu’est-ce qui est préférable : un bonheur vulgaire ou des souffrances élevées ?"

critique par Mouton Noir




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