Lecture / Ecriture
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La mer, la mer de Iris Murdoch

Iris Murdoch
  La mer, la mer
  Les demi-justes
  Le message à la planète
  Le Château de la licorne
  Le Prince noir

Iris Murdoch est une écrivaine britannique née en Irlande en 1919 et décédée en 1999.

La mer, la mer - Iris Murdoch

Deux pour le prix d'un
Note :

   Aucun publicitaire malveillant n'a pris le contrôle de ce site, c'est simplement l'effet que m'a fait La mer, la mer d'Iris Murdoch (1978). C'est un roman assez bizarre, le Jeckyll et Hyde de la littérature.
   
   La première partie du roman raconte la retraite au bord de la mer de Charles Arrowby, célèbre metteur en scène, qui a acheté une maison à l'écart de tout sur une falaise. Il ne se passe pas grand chose dans cette première partie : Charles se baigne, bronze, nettoie sa maison, se fait à manger (on a droit au menu détaillé de ses repas simples et raffinés en même temps), se ravitaille au village le plus proche peuplé d'habitants moqueurs. Les journées passent plutôt calmement, Charles a décidé de tenir un journal-biographie et de réfléchir sur sa vie londonienne, ses amours, son travail de metteur en scène. L'enchaînement des jours est cependant parfois interrompu par des événements étranges : Charles voit un monstre marin alors qu'il se repose sur la falaise, des objets sont cassés dans la maison, il aperçoit un visage dans l'une des pièces intérieures de sa maison.
   
   Puis, brusquement, le roman change avec l'arrivée progressive de nombreuses connaissances de Charles qui apportent avec elles tous les problèmes qu'il avait voulu quitter en s'installant dans ce coin reculé. Il se trouve pris involontairement dans deux triangles amoureux, il est harcelé par deux femmes qui veulent l'épouser, son meilleur ami essaie de le tuer, un autre ami devient son serviteur, son cousin militaire et agent secret converti au bouddhisme et qui possède des pouvoirs étranges vient, lui aussi, lui rendre visite, et surtout il retrouve son premier amour, la seule femme qu'il avait voulu épouser. Malheureusement pour lui, cette femme, Hartley, la soixantaine bien sonnée, est déjà mariée avec un ancien soldat maladivement jaloux qui a imaginé que le fils qu'ils ont adopté est en fait le fils de Charles. Celui-ci se met dans la tête qu'Hartley a besoin d'être sauvée et il la séquestre dans sa maison. A tout cet embrouillamini, s'ajoute en plus le fils adoptif de Hartley, Titus, qui est à la recherche de son vrai père.
   
   Etrangement, et ce peut-être parce que je suis en vacances en ce moment, j'ai préféré la première partie du roman qui possède un côté extrêmement poétique grâce à la description du déroulement de ces journées calmes qui s'enchaînent sans trop de heurts. La deuxième partie m'a parue être trop foisonnante surtout en comparaison avec le début du roman. Je suppute que certains préféreront cependant cette deuxième partie bien plus rythmée que la première et très drôle. La mer, la mer est un très bon roman qui flirte avec différents genres romanesques et qui est farfelu à souhait.
   
   Si vous le lisez, n'hésitez pas à me dire quelle partie vous avez préférée...

critique par Cécile




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