Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

L'une et l'autre de Collectif

Collectif
  Ce que je ne sais pas
  Le musée de l'art
  Hontes
  A table!
  Dès 06 ans: Mes 66 plus belles poésies
  11 femmes, 11 nouvelles
  Les aventures de Jean Conan
  Les cent ans de Dracula
  L'ombre du mur, Chroniques du mur de Berlin
  Comment Nicolas Sarkozy écrit l’histoire de France
  Dès 06 ans: Coffret de contes
  La France des écrivains - Guide Gallimard
  Anthologie, Les Femmes Vampires, de 1823 à 1905
  Poèmes de Paris: Une anthologie à l’usage des flâneurs
  Romans grecs et latins
  Dès 02 ans: Enfantilles
  Dès 10 ans: La revue Dada
  Beowulf
  Dès 08 ans: Mon premier Larousse de l'histoire
  Le Monde de George Sand
  Dès 10 ans: Contes et légendes Nathan
  La plus belle histoire des femmes
  Luc Tuymans
  Les Fantômes des Victoriens
  Dès 08 ans: Magritte, le double secret
  Révolutions animales
  Dès 01 an: Mes plus belles berceuses jazz
  Voyages en train
  La Quête du Saint Graal
  L'une et l'autre
  Séoul, vite, vite !
  Les contes des mille et une nuits
  Dictionnaire des mots manquants

L'une et l'autre - Collectif

Six écrivaines parlent de six autres
Note :

   "Elle écrit au pèse-nerfs, dans une sorte de stridence, d'exaspération."
   
   "L’une & l’autre, c’est Marie Desplechin et la comtesse de Ségur, saisissante de modernité ; c’est Gwenaëlle Aubry et la poétesse américaine Sylvia Plath, en butte à ses vertiges de mère et d’épouse ; Camille Laurens et l’amour fou chanté par Louise Labé ; Lorette Nobécourt et Marina Tsvetaeva, broyée par la folie stalinienne ; Marianne Alphant et Jane Austen, dévouée à l’écriture jusqu’à s’oublier elle-même ; et c’est aussi Cécile Guilbert et l’essayiste Cristina Campo, hantée par le mot juste." (présentation de l'éditeur)

   
   Par de là les années, des écrivaines contemporaines ont tendu des liens vers des auteures qu'elles admirent. Brosser leur portrait est aussi l'occasion d'interroger leur propre créativité, les liens qu’elles entretiennent avec l'écriture et la vie.
   
   Ouvrage collectif, l'une est l'autre nous offre de jolies rencontres avec des écrivaines, déjà lues ou non, mais aussi quelques échecs. Je n'ai ainsi pas été très convaincue par le texte de Lorette Nobécourt, trop éclaté dans la chronologie, ni celui de Cécile Guibert (Christina Campo), à l'écriture trop chantournée à mon goût. Quant à Marianne Alphant, elle pâtit du manque d'informations sur Jane Austen.
   
   Par contre Marie Desplechin nous offre un portrait très vivant de la Comtesse de Ségur, en soulignant la modernité pour l'époque. Camille Laurens nous rend aussi terriblement présente Louise Labbé. Quant à Gwenaëlle Aubry, on la sent en totale empathie avec la sensibilité exacerbée de Sylvia Plath. Rien que pour ces textes, il faut lire "L'une et l'autre" !
   ↓

critique par Cathulu




* * *



Et si on laissait un peu tranquille la Comtesse de Ségur ?
Note :

   S'il y a une chose qui me déconcerte lors de mes pérégrinations sur les réseaux sociaux ou les blogs, au fil des commentaires, ce sont les élucubrations de certains à propos de la Comtesse de Ségur. Tous ces gens qui projettent sur ses écrits et ses personnages, leurs fantasmes et leurs frustrations me fatiguent.
   
   Sophie Rostopchine était le reflet de son temps, le produit de son éducation ; elle écrivait sur son époque et sur la manière dont on éduquait les enfants. Elle a par ailleurs largement puisé dans sa propre enfance très austère, voire très dure, auprès d'une mère qui ne l'a pas ménagée et l'a durablement marquée et le personnage de Sophie, devenu au fil du temps l'archétype de la petite fille rebelle est directement inspiré par l'univers de sa propre enfance et la petite fille qu'elle fût.
   
   Pour ce faire, je renvoie tous ces critiques au remarquable texte qu'a publié Marie Desplechin sur la Comtesse de Ségur dans le recueil "L'Une et L'Autre" (Editions L'Iconoclaste), qui a le mérite de rétablir certaines vérités sur son œuvre et sa vie.
   
   J'avais publié il y a quelques temps déjà dans Vert Céladon, une série d'extraits des Malheurs de Sophie, sans doute son livre le plus célèbre. Il se trouve que j'ai eu beaucoup de réactions positives et enthousiastes sur ces textes, signe qu'ils avaient fait mouche et touché un lectorat attaché à ces histoires, où l'on voit une petite fille découper des poissons rouges, faire fondre sa poupée de cire ou se faire une indigestion de crème et de pain chaud.
   
   Pour finir, j'ose avouer à la face du monde, et je sais ne pas être la seule, que je relis régulièrement des passages des "Malheurs de Sophie", le livre qui a marqué mon entrée en littérature, à tel point que lorsque je l'ai découvert à l'âge de sept ans, je n'imaginais pas qu'il puisse y en avoir de plus beau et de plus subversif.
   
   Alors Messieurs les spécialistes, oubliez la Comtesse et laissez nous à nos lectures d'enfance qui ne nous ont en rien traumatisées et ne nous ont pas empêchées de devenir des femmes indépendantes, lucides et responsables, et des mères aimantes.

critique par Vert Céladon




* * *