Lecture / Ecriture
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La messe de l’athée de Honoré de Balzac

Honoré de Balzac
  La peau de chagrin
  la fille aux yeux d'or
  Le colonel Chabert
  L'interdiction
  La messe de l’athée
  Le contrat de mariage
  Une ténèbreuse affaire
  Le lys dans la vallée
  Mémoires de deux jeunes mariées
  Illusions perdues
  Le Chef-d’œuvre inconnu
  Philosophie de la vie conjugale
  Louis Lambert
  Séraphîta
  Béatrix
  Splendeurs et misères des courtisanes
  La Grande Bretèche
  La Recherche de l'Absolu
  Eugénie Grandet
  Le curé de village
  La duchesse de Langeais

Honoré de Balzac est un écrivain français né en 1799 et mort en 1850. Très prolifique, il a publié 91 romans et nouvelles de 1829 à 1852 et laissé une cinquantaine d'œuvres non achevées.


* Voir la fiche "Du roman considéré comme un des beaux-arts".

La messe de l’athée - Honoré de Balzac

La foi du porteur d’eau.
Note :

   Courte histoire mettant en scène les deux médecins balzaciens, Horace Bianchon et « l’illustre Desplein », un des plus grands chirurgiens de Paris mais aussi une des plus grands athées :
   
    Son athéisme pur et franc ressemblait à celui de beaucoup de savants, les meilleurs gens du monde, mais invinciblement athées, athées comme les gens religieux n’admettent pas qu’il puisse y avoir d’athées. (115)
   
   Balzac enfonce le clou par accumulations et explique l’athéisme de Desplein par sa profession tout en brossant de lui un portrait fait de contradictions. Proche ami de Bianchon qui fut son élève le plus doué, Desplein ne manque pas une occasion de se laisser aller à son athéisme et « sa verve voltairienne ». Jusqu’au jour où Bianchon surprend son ami entrant à Saint Sulpice et le voit s’y agenouiller devant une chapelle de la vierge. Auparavant, Balzac aura pris soin de suivre Desplein dans son travail et ses « œuvres » en faveur des porteurs d’eau auvergnats.
   L’histoire de Desplein, mise en abyme assez courante chez l’auteur, sera le mot de la fin de cette ténébreuse affaire.
   
   Prenant ces deux personnages comme prétexte, Balzac, se plaçant d’emblée comme croyant, se pose la question de l’athéisme et en offrant un personnage « excentrique » pour illustrer son propos, fait oeuvre de philosophe et nous dévoile la lutte entre science et conscience, s’interroge sur la foi, la charité, la religion et surtout sur le dévouement aveugle, cette foi du charbonnier incarné par le porter d’eau de Desplein.
   
   Comme toujours, le romancier emmène son lecteur dans un tourbillon de descriptions de caractères, essayant de tout justifier hormis le dévouement d’un homme pour un autre, allégorie de la foi aveugle des chrétiens.

critique par Mouton Noir




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