Lecture / Ecriture
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Fermeture Eclair de Carl Aderhold

Carl Aderhold
  Mort aux cons
  Les poissons ne connaissent pas l'adultère
  Fermeture Eclair

Carl Aderhold, auteur français né en 1963, est aussi un historien, spécialiste du XVIIIe siècle.

Fermeture Eclair - Carl Aderhold

Un très bon moment
Note :

   Présentation de l'éditeur :
   
   "Nous ne soupçonnons pas les ressources qui gisent en nous. Laurent n’avait rien d’un meneur. Il aura fallu un licenciement violent et le départ de sa femme pour voir cet ouvrier d’une usine de pots catalytiques prendre les armes. Le voici à la tête d’une bande d’ingénieux tocards prête à disputer le Coupe du monde de football des sans-emplois. Portrait d’une revanche sur la vie, Fermeture éclair dépeint avec humanité et drôlerie la fin d’une époque mais aussi ses espoirs."
   
   
   "Une vie entière marquée par la peur. La petite peur des gens ordinaires qui sourdait dans chaque geste. Celle de perdre leur travail , de voir leur couple se briser ou leurs enfants se droguer, celle encore de ne pas pouvoir rembourser leurs crédits, de finir à la rue, de ne pas parvenir à se maintenir à flot, de couler soudain sans possibilité de refaire surface."
   

   J’avais laissé l’auteur de "mort aux cons" en pleine forme. Un très bon souvenir. Aussi, c’est assez confiant que j’ai abordé ce roman, où le rebond proposé à des chômeurs par la Région consiste en un tournois international des licenciés de foot à cinq. Par licenciés, j’entends sans emploi.
   "L’idée était de prendre modèle sur la lutte contre le cancer. Les dernières campagnes sur la recherche médicale avaient cessé de faire état de ses progrès et visait au contraire à minimiser la maladie. Les malades étaient considérés comme menant une vie ordinaire et demandaient à être considérés comme des gens normaux. Ils adopteraient ce procédé avec les chômeurs." A défaut de leur retrouver du boulot, nous allons les mettre en avant !"

   
   Pourtant, au départ, il y a un côté "condition pavillonnaire" dans ce roman. Les quelques employés de la Contilis représentatifs de la société, la femme, le fils, la famille, mais petit à petit, on s’attache aux personnages. Ainsi l’ancien directeur RH féru d’Histoire et l’analogie du travail avec l’armée romaine est assez plaisante.
   "Pareillement, dans nos sociétés, on s’était mis à considérer le travail comme une corvée, préférant glorifier les loisirs. L’idéal était la réussite sans effort. On faisait encore semblant de croire au mérite mais on ne cessait de vanter la réussite éphémère de n’importe quel crétin."

    Toute ressemblance etc etc.
   
   Un très bon moment avec une happy end, ce qui ne fera pas de mal.

critique par Le Mérydien




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