Lecture / Ecriture
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Transparences de Ayerdhal

Ayerdhal
  Chroniques d'un rêve enclavé
  Le chant du Drille
  Demain, une oasis
  Transparences
  Le cycle de Cybione T 1
  Le cycle de Cybione T 2 et suite

Ayerdhal est le nom de plume de Marc Soulier, écrivain français de SF et de thrillers, couronné de nombreux prix, et mort le 27 octobre 2015 d'un cancer, à l'âge de 56 ans.

Ayerdhal a aussi écrit à quatre mains (avec Dunyach): ici

Transparences - Ayerdhal

Enfant (hélas) prodige
Note :

   Ayerdhal est le pseudo de Marc Soulier écrivain français de SF né à Lyon en 1959, pourtant avec "Transparences", un thriller, il obtient le Grand Prix de L’Imaginaire en 2004.
   
   Stephen, criminologue et profiler travaillant pour Interpol doit traiter le dossier de Ann X, meurtrière à douze ans de ses parents et d’un couple d’amis et depuis soupçonnée d’un millier d’autres meurtres ! Tous ces crimes ont un point commun ils ont été réalisés à l’arme blanche, poinçon, sabre de samouraï, couteau etc. Avec la collaboration d’agents du FBI, de la NSA et de la BRD il va tenter de piéger cette femme qui semble posséder un pouvoir presque surnaturel, savoir se rendre invisible ou du moins transparente, au point que les témoins de ses crimes sont incapables d’en faire un portrait et que même les caméras de vidéosurveillance ne restituent que des images floues de ses crimes. Au fil de son enquête Stephen va découvrir qu’Ann X est peut-être protégée par des services gouvernementaux, que lui-même fait l’objet d’une filature, et que la meurtrière semble vouloir se rapprocher de lui.
   
   Un roman assez complexe à lire car l’imbroglio entre les services spéciaux et les aspects fantastiques du scénario en rendent la compréhension immédiate assez ardue. Par ailleurs le thème moderne et la description des meurtres comme des ballets gracieux et agiles où un sabre tranche un membre, un poinçon s’enfonce dans un cou (ambiance Kill Bill le film) opposés au style d’écriture légèrement à l’ancienne (langue écrite parfaitement maîtrisée, absence de néologismes ou franglais gratuit etc.) font de ce roman quelque chose d’assez original et donc réussi.
   
   "Un moment, j’ai pensé qu’elle était en train de se doter d’une faculté d’adaptation et de mimétisme hors du commun pour s’offrir une totale liberté de circulation. Mais cela va plus loin : elle n’apprend pas à se fondre, elle apprend à disparaître. Plus précisément, elle apprend non pas à modifier mais à effacer l’image que les autres ont d’elle. Je veux dire la représentation mentale qu’ils se font d’elle."

critique par Le Bouquineur




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