Lecture / Ecriture
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Les lettres chinoises de Ying Chen

Ying Chen
  Immobile
  L'ingratitude
  Les lettres chinoises

Ying Chen (en chinois, 应晨) est une écrivaine sino-canadienne née à Shanghai en 1961 où elle vécut jusqu'en 1989. Elle vit depuis au Canada.

Les lettres chinoises - Ying Chen

Roman épistolaire
Note :

   Ce livre était dans ma pile depuis des années. Mais genre… depuis plus de 6 ans. Au moins. Minimum. En revenant de Chine, on dirait que j’étais irrésistiblement attirée par tout ce qui a un rapport avec ce pays. On se demande bien pourquoi, n’est-ce pas.
   
   Ying Chen est née à Shanghaï mais a vécu à Montréal, pour ensuite s’installer à Vancouver. Ce roman a été écrit dans sa période québécoise, il y a déjà plusieurs années. C’est une œuvre épistolaire, entre trois personnes. Yuan est émigré à Montréal et attend que Sassa, sa fiancée, ait son passeport pour venir le rejoindre. Da Li, une de leurs amies éprise d’aventures, part elle aussi pour le Canada. Nous aurons donc des échanges des deux expatriés à Sassa, restée chez elle.
   
   Disons-le tout de suite, j’ai beaucoup aimé. J’apprécie toujours les romans épistolaires, avec leurs non-dits et la place à l’interprétation qu’ils laissent. C’est un roman qui traite de l’identité culturelle, du déracinement et de modernité. Les deux personnages réfléchissent sur leurs croyances, sur les traditions et les différents modes de vie en Amérique du Nord et en Chine. Ils sont différents et vivent la séparation tout aussi difficilement mais différemment. Tout au long des lettres, nous sentons les choses évoluer, nous sentons la conclusion, et nous voyons fort bien que Sassa, en Chine, va de moins en moins bien et comprend parfaitement ce qui se passe… et voit venir la finalité.
   
   Un beau roman sur l’amour, qu’il soit possible ou non, et sur les différences culturelles, sur les mots et leurs connotations. De plus, j’ai aimé me promener dans les rues de Shanghaï des années 90, très différentes de celles de la Chine d’aujourd’hui, même si elles portent le même nom. J’ai deux autres romans de l’auteur dans ma pile (romans écrits en français, soit dit en passant, dans une fort belle langue). Lucky me.

critique par Karine




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