Lecture / Ecriture
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Tais-toi je t’en prie de Raymond Carver

Raymond Carver
  La vitesse foudroyante du passé
  Qu'est ce que vous voulez voir?
  Les vitamines du bonheur
  Débutants
  Parlez-moi d'amour
  Neuf histoires et un poème
  Les trois roses jaunes
  Tais-toi je t’en prie

Raymond Carver est un écrivain américain né en 1938 et décédé d'un cancer du poumon en 1988.


Tais-toi je t’en prie - Raymond Carver

Nom d'un chien !
Note :

   Œuvres complètes T. 3
   
   Ces nouvelles précèdent le recueil que je connaissais "les Vitamines du bonheur" ; il s’y trouve au moins trois nouvelles que J’avais déjà lues : "Obèse" ; "Voisins de palier "et "En voilà une idée".
   
   Parmi les autres, j’ai particulièrement aimé "La Peau du personnage". Myers un écrivain en panne d’inspiration et sa femme Paula se rendent chez les Morgan, un couple dont ils avaient loué l’appartement lorsque ces derniers étaient en Allemagne. Les Morgan n’avaient pas apprécié la façon dont on avait traité leur appartement. Pourtant vers Noël lorsque les Myers viennent les voir, ils semblent faire un effort pour se rendre agréables. Toutefois Mr Morgan est vraiment caractériel n’a rien oublié de ses griefs et cherche à se venger.
   
   L’auteur sait composer une histoire intéressante courte avec trois fois rien d’intrigue, quelquefois c'est à peine une anecdote! : un homme qui regarde sa femme servante travailler dans une cafétéria : il se rend compte que les voisins parlent d’elle en termes peu élogieux la trouvant trop charnue. Aussitôt il force son épouse à perdre du poids, en fait une obsession, achète une pèse-personne, la force à se peser tous les jours, lui interdit la nourriture. On voit que c’est le regard des autres hommes qui l’insupporte et détermine le sien. ("Ils t’ont pas épousée")
   
   "Et ça qu’est-ce tu en dis ?" montre un couple dont le mari veut s’installer à la campagne ; sa femme et lui ont hérité d’une maison où sa femme avait passé son enfance ; grosse désillusion : la maison une vraie bicoque ne correspond pas une seconde à ce qu’il avait imaginé…
   
   "Personne disait rien" : un garçon de dix douze ans dont les parents s’invectivent très fort ; il ne sait pas à propos de quoi, mais craint le pire… le jour suivant il reste à la maison prétextant la maladie, s’ennuie, va pêcher des poissons dont il est très fiers ( le lecteur lui pense d’après la description qu’ils sont à moitié crevés…)
   
   "Jerry et Molly et Sam" : un homme alcoolique mais pas au dernier degré a décidé de se débarrasser de Molly, la petite chienne de ses deux enfants qu’il trouve absolument insupportable ; après s’être donné beaucoup de mal pour la perdre dans un quartier éloigné, devant le grand chagrin des enfants, il repart la rechercher.

critique par Jehanne




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