Lecture / Ecriture
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Ça aussi, ça passera de Milena Busquets

Milena Busquets
  Ça aussi, ça passera

Ça aussi, ça passera - Milena Busquets

Léger, trop léger...
Note :

    Le livre de chevet de l'été est arrivé avec la sortie du livre de Milena Busquets, "Ça aussi, ça passera".
   
    Édité dans la très belle collection du Monde de Gallimard, le récit semble prometteur. Et pourtant... on arrive presque à s'ennuyer du destin de cette jeune femme, Blanca, la narratrice.
   
    Blanca, la quarantaine, vient de perdre sa mère après une longue maladie.
   
    Très éprouvée, elle n'arrive pas à surmonter le deuil. De sa mère qui "ne portera plus un regard sur elle", mais à qui elle continue de parler et d'évoquer, elle dira qu'elle était "la femme de sa vie".
   
   Une mère belle, libre mais autoritaire et égoïste dont l'évocation et les souvenirs tenaillent Blanca dans une tristesse et une solitude profonde.
   
    Pour faire son deuil et se sortir de ce moment douloureux, elle décide d'occuper la maison familiale de Cadaquès.
   
    Premier été sans sa mère, c'est accompagnée de ses deux garçons, des deux pères différents, de ses amies et aussi d'amants présents et à venir que Blanca parviendra à rester dans la vie.
   
    Le chagrin, le deuil, l'amour et le bonheur ; ça aussi, ça passera. Aussi elle fera de cet été sans elle, celui de la quête de ses sens.
   
    Récit de l'intime, de la chaleur des jours et des nuits, des rencontres qui se font et se défont et du sexe qui guérit même fugitivement tous les maux.
   
    Blanca se veut frivole, légère à la vie et aux autres. C'est un hommage à la fête, à l'amour et à une certaine façon de considérer la vie comme un jeu. Un jeu qu'il faut vivre parce qu'un jour tout s'arrête.
   
    Il y a beaucoup de thèmes chers aux vacances et au soleil, comme la séduction, l'amitié avec ces repas bien arrosés, mais aussi le chagrin, la solitude et la jalousie.
   
    Quelques phrases se veulent des pensées profondes, mais l'histoire dans son ensemble reste trop superficielle.
   
    Peut-être comme Blanca, même si le chagrin et l'amour qu'elle porte à sa mère sont authentiques, le reste baigne dans une atmosphère très futile.
    ↓

critique par Marie de La page déchirée




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Une vie désordonnée
Note :

   "Tout l'amour de mes amis et de mes enfants ne suffit pas pour que je puisse résister aux rafales de ton absence, j'ai besoin d'être agrippée à un homme pour ne pas être emportée dans les airs."
   

   Bianca, quarante ans, vient de perdre sa mère. Elle part en vacances dans la maison familiale de Cadaqués, entraînant avec elle ses deux amies, ses deux ex-maris et ses enfants. N'oublions pas l'amant du moment qui rôdera aussi dans les parages, accompagné de sa propre famille. Une situation pour le moins atypique mais qui correspond bien à la narratrice, amoureuse éperdue de la vie.
   
   Dans un paysage baigné de soleil, au bord de la mer, Bianca qui mène "une vie désordonnée et enfantine" s'adresse à celle qui vient de mourir entre deux considérations sur les relations hommes/femmes et un rendez-vous amoureux. La vie, la mort, tout est mêlé et Bianca, malgré sa douleur, est toujours prête à séduire, à aimer.
   
   Ce pourrait être glauque, c'est lumineux, tendre et cruel à la fois, plein d'amour et d'apaisement. Une petite parenthèse de bonheur.
   
    176 pages ensoleillées.

critique par Cathulu




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