Lecture / Ecriture
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D comme: Abdallahi T 2 : Traversée d’un désert de Christophe Dabitch

Christophe Dabitch
  D comme: Abdallahi T 1 : Dans l’intimité des terres
  D comme: Abdallahi T 2 : Traversée d’un désert

D comme: Abdallahi T 2 : Traversée d’un désert - Christophe Dabitch

Tombouctou !
Note :

   Dessins : Jean-Denis PENDANX
   
   Au début de ce tome, on retrouve Abdallahi, allias René Caillé essayant de traverser le fleuve Niger. Tombouctou approche... J’ai trouvé que cette partie était très intéressante d’un point de vue historique. L’esclavage ayant été interdit en Europe, les Noirs ont continués à être esclaves, vendus par les Maures. Je ne savais pas du tout. Les scènes de détresse et de courage sont poignantes. Abdallahi et Arafanba arrivent après maintes péripéties à Tombouctou. René est particulièrement déçu car cette ville est complètement "endormie" et ne présente pas les splendeurs tant fantasmées par les Européens. Désirant rentrer en France, René doit traverser le Sahara pour rejoindre Tanger et le gouverneur de France. Ce sera la partie la plus éprouvant de son voyage, car là il sera vraiment seul.
   
   Dans une postface, les auteurs expliquent avoir adaptés quelque peu le récit de René Caillé et en particulier, avoir donné une part plus importante à Arafanba qui n’est que mentionné dans le livre de l’explorateur.
   
   Comme je l’ai dit au début de ce billet, ce sont les dessins qui m’ont particulièrement attirée vers cette BD. Chaque vignette est une sorte de petit tableau où tout est intense. J’ai particulièrement apprécié la manière qu’a eu le dessinateur de nous faire admirer les splendeurs de l’Afrique, les populations simples et très gentilles. Pour cela, il a utilisé des couleurs vives, des visages et des corps qui ressortent du paysage.
   
   J’ai moins apprécié les parties sombres, plus obscures marquant des zones de doute et de danger dans l’histoire, tout simplement parce que mon ressenti était moins intense après avoir été plongé dans un monde splendide. C’est mon goût personnel. Le seul regret que je pourrais avoir est de ne pas toujours avoir reconnu Abdallahi. Je ne sais pas si c’était voulu par les deux auteurs pour montrer la profondeur du mensonge et des transformations que René s’est infligées pour réaliser son rêve.
   
   En conclusion, c’est une histoire intéressante (et avant inconnue de moi), servie par des dessins sublimes, lumineux, extrêmement travaillés.

critique par Céba




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