Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

Le secret de la manufacture de chaussettes inusables de Annie Barrows

Annie Barrows
  Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates
  Dès 07 ans: Zoé + Juju chassent le fantôme de l'école
  Le secret de la manufacture de chaussettes inusables

Le secret de la manufacture de chaussettes inusables - Annie Barrows

Cocasse, savoureux, tendre et drôle
Note :

   "Des années plus tard, Bird prétendrait avoir su dès le début que Layla Beck nous attirerait des ennuis"
   
   Décidément, Annie Barrows a le chic pour concocter des titres qui ne passent pas inaperçus. Après "Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates", c'est au cœur d'une manufacture de chaussettes inusables, et du mystère lié à l'incendie qui la ravagea il y a quelques années, qu'elle démarre ce savoureux roman.
   
   C'est en 1938, l'année des 12 ans de Willa, une des héroïnes de ce livre, que la ville de Macedonia dans laquelle elle vit, fête ses 150 ans. L'adolescente est élevée par sa tante Jottie, depuis que sa mère Sylvia, dont elle n'a plus aucune nouvelle, a quitté Félix, son père. Le cours de sa vie va être bouleversée par l'arrivée de Layla, riche héritière qui, obligée de trouver un emploi parce qu'elle refuse le parti que lui propose son père, se retrouve bien contre son gré envoyée en Virginie Occidentale, dans la ville de Macedonia. Elle est chargée de travailler sur un projet, qui consiste à écrire un livre pour raconter l'histoire de la ville. Elle loge dans une chambre, chez une famille respectable mais farfelue, qui n'est autre que celle de Willa, famille autrefois propriétaire de la fameuse manufacture. Pour mener à bien sa mission, elle doit recueillir les témoignages des villageois. Elle va découvrir de nombreux secrets de famille mais aussi le mystère entourant l'incendie de l'usine. Ce drame a bouleversé la ville et la vie de Jottie, qui y a vu périr son grand amour.
   
   Ce récit est un vrai bonheur de lecture. On s'attache très vite aux personnages, à commencer par Layla, cette jeune femme qui se définit elle même comme frivole et qui enchante tout le roman. Mais aussi les différents membres de la famille dans laquelle elle est hébergée et notamment Willa et sa sœur Bird, leurs tantes Jottie, Minerva et Mae... Les personnages masculins ne sont pas en reste et les secrets se dévoilent peu à peu, au fil de la lecture. Non dénué d'humour, ce roman est un livre choral, ponctué de lettres et d'extraits du livre qu'est en train d'écrire Layla. Il donne la voix à différents personnages : Jottie, Willa et Layla. Il est aussi réussi, sinon plus, que son précédent et j'ai pris un plaisir immense à me glisser dans l'histoire de cette petite ville et de ses secrets. On ne s'ennuie pas une seule seconde et c'est avec regret qu'on referme la dernière page, tant cette lecture est cocasse, savoureuse, tendre et drôle. Quant à la première de couverture, c'est une totale réussite.
    ↓

critique par Éléonore W.




* * *



Une vie simple
Note :

   Nombreux avaient été les lecteurs (et moi la première) a apprécier "Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates" qu'Annie Barrows avait écrit en collaboration avec Mary Ann Shaffer.
   
   Cette dernière étant malheureusement décédée, c'est seule qu'Annie Barrows signe ce nouveau roman, au titre encore une fois très intriguant et amusant.
   
   C'est en effet souvent avec un sourire aux lèvres que l'on retrouve le lecteur à la découverte de ce titre, attiré malgré lui par sa longueur et son intrigue.
   
   Si nous sommes souvent déçus des seconds ouvrages, ce n'est pas le cas ici. Nous retrouvons avec plaisir la plume légère et cocasse d'une auteur tout en délicatesses et subtilités. Cette fois-ci, adieu l'île pittoresque de Guernesey et ses habitants british, bonjour l'Amérique des années 40 et sa campagne oubliée.
   
   Dans un fin fond de l'Ohio, une bourgade fête ses 150 ans d'existence. A ce titre, un livre est commandé à une agence gouvernementale chargée de la mise en avant de l'histoire du Pays et de ses Etats. Et c'est Layla qui sera chargée de cette mission d'écriture. Cette jeune fille de la haute société américaine, punie par son père pour avoir refusé d'épouser un homme qu'elle n'aimait pas et qui non seulement n'a jamais vécu seule, mais n'a jamais non plus écrit une seule ligne, ni même travaillé...
   
   Accueillie au sein du foyer des Romeyn, Layla va alors découvrir la vie d'une petite ville, ses habitants ainsi que la vie et ses déboires.
   
   A travers une narration triple, Annie Barrows nous donne une nouvelle fois l'envie de découvrir et peut-être même de vivre dans ce lieu si étriqué, si replié, sans doute pleins d'imperfections mais finalement pleinement accueillant et aimant.
   
   L'écriture intelligente et rusée nous entraine sans aucun ennui dans les quelques 480 pages qui composent le roman, un sourire sur les lèvres et le plaisir retrouvé d'un auteur qui nous avait manqué.

critique par Pauline




* * *