Lecture / Ecriture
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Une plage au Pôle Nord de Arnaud Dudek

Arnaud Dudek
  Rester sage
  Une plage au Pôle Nord

Une plage au Pôle Nord - Arnaud Dudek

C'est un beau roman, c'est une belle histoire
Note :

   "Il se jugeait incapable de transmettre, d’enseigner: il déploie des trésors de patience et de pédagogie. Elle se croyait rouillée: ses progrès sont assez rapides. Ils se surprennent; ils se font du bien."
   

   Une improbable rencontre: celle de Jeanne, veuve et septuagénaire avec Jean-Claude, jeune père divorcé. Et c'est beau, non pas comme "la rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie" comme aurait dit Lautréamont mais comme "Le Pôle Nord et la plage de sable" d’où l'oxymore du titre.
   
   Le plus beau est qu'ils s’épaulent et qu’autour d'eux gravitent des personnages fantasques, traités avec humour et un brin de moquerie : "Teint crayeux, dents grises, bouton suspect entre les sourcils, le libraire n'a sans doute pas rencontré de fruits et légumes depuis plusieurs années."
   
   Un roman doux et tendre qui possède la parfaite longueur: juste de quoi nous laisser un tout petit peu sur notre faim... De quoi éclairer notre spleen.
   
   161 pages pleines de fraîcheur.
    ↓

critique par Cathulu




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Bon moment
Note :

    "Drôle de duo, hein? Le jour et la nuit. Le pôle Nord et la plage de sable..."
   
    Non mais quoi? Il n'y a pas de plage et pas de pôle Nord? En plus c'est trop court! ('quoi c'est fini' me suis-je dit in petto à la page 160 sur 161). C'est que je m'attachais sérieusement à Françoise et Jean-Claude, aux Moreno, à Pierre et même à Fanny...
   
    Françoise est veuve, trouve un appareil photo, prévient Pierre, en fait il appartient à Jean-Claude. Et voilà il suffit de suivre le fil de la pelote qui se défait, et qu'on ne lâche pas!
   
    Humour, tendresse, fantaisie, amour et amitié sont au rendez-vous.
   
    "Tout est éteint dans la maison, rien ne bouge, mais comme l'histoire est bien conçue il y a quelqu'un à l'intérieur. Il suffirait de sonner pour en avoir la confirmation.
    Justement Jean-Claude sonne."
   
    "Parfois (…) elle arrive [la mort], nous emporte, sans symptômes, sans signes avant-coureurs, sans qu'on ait été placé une seule fois sur la listes des personnes à risques. Si on avait su cela plus tôt on n'aurait pas mené une vie aussi calme qu'une cabane construite au fin fond du Wyoming. Si on avait su cela avant on aurait commencé à fumer, et on aurait repris plus souvent des frites."

   
   Et j'ai découvert un nouvel auteur (français).

critique par Keisha




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