Lecture / Ecriture
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Vent d’Est, Vent d’Ouest de Pearl Buck

Pearl Buck
  La Mère
  Vent d’Est, Vent d’Ouest
  Impératrice de Chine

Pearl Sydenstricher Buck est uene écrivaine américaine née en 1892 et décédée en 1973. Elevée en Chine dès son plus jeune âge, son œuvre est fortement inspirée par ce pays. Elle a obtenu le Prix Nobel de littérature en 1938.

Vent d’Est, Vent d’Ouest - Pearl Buck

La Chine, avant l'éveil
Note :

   Titre original : East Wind, West Wind
   
   Vous savez, des fois, on lit un roman et on se dit "Mais pourquoi n’ai-je pas lu ça à l’adolescence"? J’aurais été envoûtée, j’aurais voulu visiter la Chine, tout connaître de la Chine… bref, j’aurais vécu dans un univers parallèle. Certains le savent, mais je m’envolerai pour la Chine dans quelques jours (s’il n’y a pas de volcans, de panne, de grève… bref, je croise les doigts). Du coup, c’était obligé que je lise l’auteur.
   
   Ce roman, c’est l’histoire d’une jeune chinoise élevée dans une famille conservatrice et très attachée aux anciennes coutumes et traditions. Le mari qu’on lui a choisi a passé quelques années dans l’ouest et il va bouleverser son monde, ses croyances profondes ainsi que ce qui, elle le croyait, allait être sa vie. Elle qui, toute sa vie, a été élevée pour plaire à un mari, s’y soumettre, lui faire plaisir!
   
   Ceci est la première partie du roman, car la seconde, dont je ne vous parlerai pas ici, est plus poignante encore. Mais sachez que tout au long du livre, les personnages auront à se redéfinir, à choisir leur vie, à réellement devenir hommes ou femmes et à regarder le monde autrement. La voix de la narratrice est empreinte de délicatesse, de candeur mais aussi de force et d’amour à la fois pour les coutumes chinoises dans lesquelles elle n'a été élevée que pour son mari et la "modernité" qu’il apporte avec lui. Elle va apprivoiser ce qui pour elle est complètement étrange, impossible, et ces yeux parfois étonnés, parfois dégoûtés, parfois tentés, nous font vraiment comprendre le décalage entre les cultures et les difficultés pour les faire se rejoindre. Il y a une réelle douceur dans l’écriture et ça donne envie de visiter les cours chinoises du début du siècle, qui sont magnifiquement dépeintes.
   
   Bref, j’ai adoré. Rien de moins. Une magnifique histoire d’amour, de respect, et de choix personnels. Je prévois lire Peony, de la même auteure, bientôt, d’ailleurs!

critique par Karine




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