Lecture / Ecriture
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Le château - Les Ferrailleurs T1 de Edward Carey

Edward Carey
  L'Observatoire
  Le château - Les Ferrailleurs T1

Edward Carey est un auteur et illustrateur britannique né en 1970.

Le château - Les Ferrailleurs T1 - Edward Carey

Démarrage de série
Note :

   On me disait qu’il fallait lire Carey. Du coup, quand on m’a proposé ce titre, je n’ai pas hésité. En plus, derrière, ça parlait de mélange de Dickens (Charliiiiiiiie) et de Burton. Comment on fait, pour résister à ça, hein?
   
   "Le château" nous emmène dans un Londres à la fois gothique et fantasmagorique. Un quartier en particulier a été pris d’assaut par les ordures et est la propriété de la famille Ferrayor, tous plus étranges et cinglés les uns que les autres. Nous découvrons ce monde petit à petit à travers les yeux de Clod, adolescent Ferrayor lié on ne sait trop comment à une bonde de bain (James Henry). C’est que tous les Ferrayor ont un objet de naissance. Un objet qui semble banal mais duquel ils ne peuvent se séparer et qu’ils chérissent. Voilà qui intrigue forcément. L’autre point de vue est celui de Lucy, qui a grandi dans le quartier du dépotoir et qui arrive comme serviteur au château où vit Clod. Forcément, ils vont se rencontrer, même si c’est in-ter-dit!
   
   Mais voilà… la tante Rosamund a perdu sa poignée de porte (Alice Higgs) et Clod, qui a toujours entendu parler les objets répéter le même nom sempiternellement, se met à entendre autre chose. Les choses bougent, les ordures s’animent… et rien ne va plus!
   
   Je n’en dirai pas plus car, finalement, une grande partie de ce premier tome sert à mettre en place, petit à petit, cet univers complètement barré et pas nécessairement facile à appréhender au premier abord. Ce qui implique qu’au départ, j’ai quand même trouvé le démarrage assez lent. J’ai mis un bon moment à vraiment comprendre où ça s’en allait et, surtout, à y trouver de l’action. Par contre, une fois dedans, dans la deuxième moitié, quand le tout commence à vraiment s’activer, j’ai carrément dévoré la fin. J’ai beaucoup aimé le côté déjanté, l’originalité du thème (même si bon, au départ, les ordures, c’est pas mon trip hein) et surtout les superbes illustrations en noir et blanc, qui nous font plonger tête première dans cet univers peuplé d’êtres – et d’objets… n’oublions pas les objets – étranges.
   
   Et quelle fin! En attendant le tome 2.

critique par Karine




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