Lecture / Ecriture
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Dix plus un de Ed McBain

Ed McBain
  Cash cash
  La rousse
  Un poulet chez les spectres
  Vêpres rouges.
  La cité sans sommeil
  Isola Blues
  Le frumieux Bandagrippe
  87e District (Tome 3)
  Nocturne
  Coup de chaleur
  Envoyez la fumée!
  Mourir pour mourir
  87ème district (Tome 1)
  Dix plus un
  87ème district (Tome 2)

AUTEUR DU MOIS D'AOUT 2005

Ed Mc Bain, de son vrai nom Salvatore Lombino est né en 1926. Il est mort en 2005 d'un cancer. Il a écrit de très nombreux polars qui se sont vendus à plus de 100 millions d'exemplaires dans le monde. Il a également participé à la rédaction de nombreux scénarios (« Les Oiseaux » pour Hitchcock ou pour la série Colombo, entre autres).


Il a surtout connu le succès avec son équipe du 87ème commissariat d'Isola, ville qu'il n'a pas hésité à inventer totalement pour les besoins de sa série commencée dans les années 50, et qui l'a accompagné ensuite toute sa vie.

Il a également publié d'autres romans policiers sous le nom d'Evan Hunter.

Dix plus un - Ed McBain

Sans mobile apparent
Note :

   Ed Mac Bain (1926-2005) de son vrai nom Salvatore Lombino est un auteur américain d'origine italienne qui a vécu son enfance à Harlem à New York puis dans le Bronx. Il est devenu l'un des grands maîtres du roman noir, créant des personnages récurrents, des flics travaillant dans le 87ème district d'Isola. Steve Carella est le personnage principal, inspecteur entouré de ses collègues à qui McBain a donné un passé, une personnalité, et qu'il suit non seulement dans leur vie professionnelle mais aussi dans leur vie privée et familiale.
   
    Chaque roman, loin de se polariser sur une seule enquête policière, montre le quotidien d'un commissariat dans la ville fictive d'Isola imaginée par l'auteur qui a pris New York pour modèle. C'est une ville avec ses quartiers riches ou miséreux; dans ces derniers se croisent, noirs, irlandais, porto-ricains, victimes et tueurs, prostituées et caïds, et les crimes les plus crapuleux alternent avec toutes sortes de délinquance. Ainsi il dresse le portrait d'une société où règne l'inégalité, la misère, le racisme, la violence et qui ressemble comme deux gouttes d'eau à la société new yorkaise! Et pour cause!
   
   Steve Carella, d'origine napolitaine, vit sa vie dans les 53 romans qui lui sont consacrés de 1956 à 2005. Il entre dans la police à 21 ans et s'il vieillit ce n'est pas au rythme de la parution des romans. Il épouse Teddy, une jeune femme, sourde et muette, qu'il aime d'un grand amour, refusant malgré les occasions qui se présentent de lui être infidèle, l'encourageant à être complètement autonome malgré son handicap. Ils ont des jumeaux Mark et April. Il est entouré de ses partenaires que nous apprenons à connaître, Bert Kling, Meyer Meyer… et a pour patron Peter Byrnes, le chef des inspecteurs du 87ème district.
   
   Steve Carella a été interprété à l’écran par plusieurs grands acteurs : Jean-Louis Trintignant, Burt Reynolds, Donal Sutherland, Robert Lansing…
   
   Ed Mc Bain a utilisé plusieurs pseudonymes Evan Hunter, Richard Marsten, Hunt Collins, Curt Cannon et Ezra Hannon. Il est aussi scénariste, en particulier du film "Les oiseaux" d'Hitchcock d'après Daphné du Maurier.
   
   "Ten plus One" (dix plus un) a été publié en 1963 et adapté à l'écran par Philippe Labro qui a transposé l'action dans la société français, à Nice, dans les années 1970*. Jean-Louis Trintignant y est Steve Carella.
   
   Le sujet : Un "canardeur", tireur d'élite, tue l'une après l'autre des personnes qui n'ont apparemment aucun lien entre elles : marchand de primeurs, riche avocat, homme politique en vue, prostituée, auteur… Un casse-tête pour Carrela et ses collègues jusqu'au moment où ils découvriront le fil conducteur et le drame qui est à l'origine de ces meurtres en série. Une belle exploration de toutes les couches de la société.
   
   "Dix plus un" n'est pas un des meilleurs romans de Mc Bain qui s'y montre parfois un peu trop démonstratif, partant dans de grandes diatribes contre l'antisémitisme, l'injustice sociale etc. Je préfère quand il explore les mêmes thèmes mais dans l'action, sans avoir l'air d'y toucher. D'autre part, on y apprend peu de choses sur Carella et ses collègues dont le profil reste assez flou. Pourtant, le roman me paraît plus riche que le film de Labro quant à la critique sociale et la personnalité des victimes et du tueur.
   
   
   * film : "Sans mobile apparent" de Philippe Labro

critique par Claudialucia




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