Lecture / Ecriture
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Pas de pitié pour les neveux de Pelham Grenville Wodehouse

Pelham Grenville Wodehouse
  Bienvenue à Blandings
  Merci, Jeeves
  Bonjour, Jeeves
  Toujours prêt, Jeeves?
  Le doyen du club-house
  Au secours, Jeeves!
  Sally entre en scène
  Jeeves dans la coulisse
  Pas de pitié pour les neveux

Sir Pelham Grenville Wodehouse est un humoriste et romancier anglais né en 1881 et décédé en 1975.

Pas de pitié pour les neveux - Pelham Grenville Wodehouse

Le cheval et le chat
Note :

   Titre original : Aunts Aren’t Gentlemen
   
   Comment résumer en peu de mots les aventures inextricables où se fourvoie bien malgré lui notre héros, Bertram Wooster toujours accompagné de son fidèle majordome, Jeeves?
   
   Jeeves a cette particularité de ne s’exprimer qu’avec peu de mots, d’être d’une extrême courtoisie et diplomate jusqu’aux ongles, de ne jamais montrer ses émotions ou alors si peu : un sourcil qui se hausse d’un millimètre ou deux dans le pire des cas.
   
   Cette fois-ci, Bertie doit se rendre à la campagne, au calme, à la demande de son médecin qui lui reproche de mener la vie du "parfait jeune mondain" et surtout pour faire disparaître quelques boutons rouges venus éclore sur sa poitrine, signes de sa vie trépidante et dissolue. C’est donc dans le même endroit que sa tante Dahlia passe sa villégiature chez des amis, les Briscoe. Mais le Destin et le passé rattrapent bien vite notre héros en la personne d’un ancien major, explorateur en Afrique devenu amnésique, de Miss Vanessa Cook, une des nombreuses ex de notre ami dont le père est d’une humeur peu amène ainsi qu’un vieil ami, Orlo Porter amoureux transi de la belle Vanessa.
   
   Les Cook et les Briscoe sont ennemis mortels depuis une vieille histoire mais aussi pour la seule et bonne raison qu’ils ont des chevaux de course concurrents l’un de l’autre dans le derby local. Or il se trouve qu’un chat demeurant chez les Cook s’est pris d’amitié avec leur cheval et doit rester à demeure pour conserver l’animal en bonne forme, sinon, sans le chat, il déprime. Il y va de l’enjeu de la course elle-même. Tout irait pour le mieux si la tante Dahlia n’avait pas misé une grosse somme sur le cheval des Briscoe et ne s’était pas mise en tête de faire enlever ledit matou. Bertie va se trouver bien sûr mêlé à tout ça à son corps défendant de quiproquos en quiproquos, de malentendus en malentendus, le calme de la campagne est vite un enfer pour notre pauvre héros.
   
   Jeeves disparaît un moment dans cette histoire pour aller lui aussi voir sa tante qui demeure dans ce fameux village de Maiden Eggesford et revient en fin de parcours pour rajouter des éléments au puzzle et laisser finalement Bertie, résoudre le problème. On dirait que sa seule présence rassure tant notre héros, qu’il fait les réflexions seul avec les informations que Jeeves lui communique.
   
   C’est le dernier "Jeeves" de la collection "Omnibus" en français, paru en 1974, un an avant la mort de l’auteur, et il semblerait que Jeeves soit mis de plus en plus mis sur la touche face à un Wooster bouillonnant qui prend du poil de la bête en se comportant, comme il le prétend toujours selon le "code des Wooster" (jamais de délation) ainsi qu’un "preux".
   
   Un délice de lecture toujours retrouvé, cela va sans dire.

critique par Mouton Noir




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