Lecture / Ecriture
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Maudit Manège de Philippe Djian

Philippe Djian
  Maudit Manège
  Ça c'est un baiser
  Vers chez les blancs
  Doggy Bag- Saison 1
  Doggy Bag- Saison 2
  Doggy Bag- Saison 3
  Doggy Bag- Saison 4
  Sainte-Bob
  Frictions
  Impuretés
  Doggy bag- saison 5
  Bleu comme l’enfer
  Impardonnables
  Incidences
  Lorsque Lou
  Marlène

Philippe Djian est un écrivain français né en 1949.

Maudit Manège - Philippe Djian

C'est l'histoire d'un écrivain?
Note :

   Il y avait des sketches de Coluche bien connus pour commencer par « C'est l'histoire d'un type? » et il n'avait pas enchaîné qu'on riait déjà.
   
   Djian, quand on a compris que ça va encore être l'histoire d'un écrivain, on ne rigole plus.
   Et donc, cette fois, c'est l'histoire d'un écrivain sans nom qui a perdu la femme qu'il aimait et qui raconte le livre à la première personne.
   
   Je n'ai pas aimé ce livre pendant au moins ses deux premiers tiers.
   
   Pour commencer, je n'arrivais pas du tout à trouver sympathique le personnage principal, auquel j'ai bien peur que Djian s'identifie beaucoup. Plus je le pratiquais, plus il me déplaisait. Je trouvais vraiment à l'écouter qu'il se « la jouait » à un point pas possible et que sa façon, de déclarer les hommes sans aucune défense face aux femmes, juste pour expliquer pourquoi il faisait n'importe quoi, commençait à renifler fort la facilité. Je trouvais une énorme complaisance dans tout cela (au point qu'à ce moment là, j'envisageais de titrer cette critique « nombrilisme ») et je ne pouvais pas accepter cette façon qu'il avait de ne connaître que deux points de vue sur la vie: le sien et les mauvais.
   
   Il y avait par là-dessus, beaucoup d'aventures-anecdotes peu vraisemblables ou, de toute façon, sans intérêt (le chargement de la moquette sur la voiture du rival, le billet confié au gamin pour la gaufre et même la varice d'Henry) qui nous étaient narrées en détail et dont je n'ai pas pu comprendre pourquoi elles étaient rapportées. Et on se retrouvait au bout du compte avec un livre assez long qui n'avait pas raconté grand-chose d'autre que les états d'âme assez banals de l'auteur ( ?) ou de son personnage.
   
   Et puis soudain, alors qu'on n'espère plus grand-chose, ça bouge. Des évènements se mettent à survenir, ils se succèdent, lentement d'abord, puis plus rapidement (on n'atteint tout de même pas la frénésie) et ils sont plus signifiants et plus crédibles que les anecdotes précédentes. Le dernier tiers éveille (réveille ?) notre intérêt et finalement, on comprend quelque chose (que je ne veux pas déflorer) qui donne un sens à tout ce qu'on a lu auparavant. Je ne vais pas me vanter. Si je l'ai compris, cet élément, ce n'est que parce que le héros l'a lui-même découvert et énoncé. Sinon? il n'y a pas de raison pour que ça n'ait pas continué à m'échapper totalement. Et au fond, ma naïveté mise à part, je dis que, c'est un défaut du livre. Si j'avais de moi-même et bien plus tôt soupçonné cette donnée, j'aurais sans doute mieux apprécié les scènes qui se jouaient et n'est ce pas une faute de Djian de ne pas m'avoir permis de le faire ?
   
   Une autre qualité que je peux reconnaître, les chutes, finales ou intermédiaires, ne sont généralement pas celles qu'il nous a bien fait attendre comme quasiment inévitables.
   
   Pourquoi ça s'intitule « Maudit manège » ?
   
   Ca, je n'en ai pas la moindre idée.

critique par Sibylline




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