Lecture / Ecriture
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Da Vinci Code de Dan Brown

Dan Brown
  Anges et démons
  Deception point
  Forteresse digitale
  Da Vinci Code
  Le symbole perdu

Après des études de lettres et d’art, Dan Brown s’installe à Hollywood en Californie en tant que professeur d’université. Il occupe son temps à composer des chansons, dont certaines connaîtront leur heure de gloire (l’une d’elle était l’hymne des JO d’Atlanta en 1996). Il est un jour témoin sur le campus de l’arrestation d’un étudiant qui avait, pour rigoler, parler d’assassiner Bill Clinton dans un email. Impressionné par la puissance du renseignement américain, Dan Brown se documente et écrit FORTERESSE DIGITALE en 1996. Il publiera ensuite DECEPTION POINT, inspiré par la campagne présidentielle suivante avant de créer le personnage de Robert Langdon dans ANGES ET DEMONS, que l’on retrouvera dans son quatrième roman, DA VINCI CODE.

Da Vinci Code - Dan Brown

Jeu de pistes
Note :

   On a dit beaucoup de choses sur ce Da Vinci Code. Du total dithyrambique au plus bas que terre.
   
   C’est quoi le « Da Vinci Code » ? Eh bien, et c’est certainement ce qui provoque le « plus bas que terre », le Da Vinci Code c’est un succès marketing et commercial mondial. Et donc des sous, beaucoup de sous. C’est surtout cela et c’est certainement à cette aune qu’il est d’abord jugé. Sur ce plan, il est top-catégorie, imbattable. Mais, et on aurait tendance à l’oublier, c’est aussi une oeuvre écrite, un livre quoi !
   C’est un polar plus précisément, ingénieux, et à tiroirs. En fait c’est un jeu de pistes. Quand un indice est découvert et que l’énigme subséquente est résolue, on passe au suivant, à l’indice suivant. Le tout noyé dans un cadre cohérent, de Paris à Londres. C’est honnêtement fait, l’ingéniosité résidant surtout dans la progression des énigmes à résoudre.
   
   Alors la question qu’il faudrait peut-être se poser pourrait être : ce succès mondial est-il mérité ? Là, je répondrais non. Et à mes yeux un roman tel que « L’évangile de Jimmy » de Didier Van Cauwelaert est plus inventif et mieux écrit. Cela suffira-t-il à Van Cauwelaert pour réclamer les millions de dollars qui vont avec le succès, non, hélas !
   
   Disons, pour poursuivre dans les comparaisons que Dan Brown est au polar ce que Johnny Halliday est à la chanson française. Il a du succès, gagne beaucoup d’argent, mais qu’est-ce comparé à Brassens ? Eh bien Dan Brown c’est pareil comparé à Simenon par exemple.
   
   Et dans la vraie vie c’est souvent ainsi, non ?

critique par Tistou




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