Lecture / Ecriture
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L’Odyssée de . Homère

. Homère
  L'Iliade
  L’Odyssée

Homère fut un aède de la fin du VIIIe siècle av. J.-C.

L’Odyssée - . Homère

Ulysse contant ses aventures
Note :

   Je n'ai pas l'intention de présenter l'Odyssée, ce long poème d'Homère, l'un des livres les plus importants de notre patrimoine littéraire; il fait partie de ceux qui ont construit les mythes fondateurs de notre civilisation. Je souhaite plutôt en conseiller la lecture à ceux ou celles qui ne l'ont pas encore lu. On en retarde souvent la lecture! Pourquoi? Peut-être parce que l'on connaît trop bien les récits si souvent rencontrés, peut-être parce que l'on a peur de s'ennuyer?
   
   Eh bien il faut savoir que le livre du divin Homère est passionnant et que son style ou plutôt sa traduction quand elle est réussie est d'une grande poésie, pleine d'images, et possède un rythme, une mélodie, un souffle épique qui portent le lecteur.
   
   Il y a eu un grand nombre des traductions du poème d'Homère. Pour ma part, je possède deux exemplaires de l'Odyssée que je vais vous présenter. Non, ce ne sont pas des livres précieux ni très anciens mais je les aime.
   
   Le premier appartenait à mes parents et est paru en 1948 au club du livre, collection Les portiques, aux presses de l'Entreprise à Paris. La traduction est de Victor Bérard et la préface de Jean Bérard. C'est dans ce livre que j'ai lu pour la première fois l'Odyssée et éprouvé la beauté du texte et des images. Depuis j'ai su que cette traduction avait de nombreux détracteurs : elle s'éloigne un peu trop du texte si j'en crois les critiques et n'est donc pas fidèle. Certains la trouvent lourde..
   
    Le second exemplaire est paru en 1973 à Paris chez l'éditeur Jean de Bonnot dans un traduction de Leconte de Lisle (1861). Il paraît que le poète est très fidèle au texte mais beaucoup pensent que la traduction de Philippe Jaccottet qui date de 1955 est la plus réussie et la plus élégante.
   
    Pour ma part, comme je ne connais pas la traduction de Jaccotet, je continue donc à avoir une préférence pour celle de Bérard; ce que j'aime en elle c'est la musicalité des vers (hexamètres) et le goût pour l'archaïsme des mots et de la phrase. Mais n'ayant jamais étudié le grec, je ne saurais vous dire si j'ai raison. Je vous donne juste un petit aperçu.
   
   Le poème d'Homère commence par une invocation à la Muse : chant 1
   
   Victor Bérard
   
   "C'est l'homme aux mille tours, Muse, qu'il faut me dire, Celui qui tant erra quand de Troade*, il eut pillé la ville Sainte, Celui qui visita les cités de tant d'hommes et connut leur esprit, Celui qui, sur les mers, passa par tant d'angoisses, en luttant pour survivre et ramener ses gens. Hélas! même à ce prix, tout son désir ne put sauver son équipage : ils ne durent la mort qu'à leur propre sottise, ces fous qui, du Soleil, avaient mangé mes bœufs; c'est lui, le Fils d'en haut, qui raya de leur vie, la journée du retour."
   Viens, ô fille de Zeus, nous dire à nous aussi, quelqu'un de ces exploits."

   * Troie
   
   Leconte de Lisle :
   
   "Dis-moi, Muse, cet homme subtil qui erra si longtemps, après qu'il eut renversé la citadelle sacrée de Troie. Et il vit les cités de peuples nombreux, et il connut leur esprit ; et, dans son cœur, il endura beaucoup de maux, sur la mer, pour sa propre vie et le retour de ses compagnons. Mais il ne les sauva point, contre son désir; et ils périrent par leur impiété, les insensés! ayant mangé les bœufs de Hèlios Hypérionade. Et ce dernier leur ravit l'heure du retour. Dis-moi une partie de ces choses, Déesse, fille de Zeus."

   
   
   L’Odyssée, traduction Philippe Jaccottet :
   
    "Ô Muse, conte-moi l’aventure de l’Inventif, celui qui pilla Troie, qui pendant des années erra, voyant beaucoup de villes, découvrant beaucoup d’usages, souffrant beaucoup d’angoisses dans son âme sur la mer pour défendre sa vie et le retour de ses marins sans en pouvoir sauver un seul, quoi qu'il en eût ; par leur propre fureur ils furent perdus en effet,ces enfants qui touchèrent aux troupeaux du dieu d'En Haut, le Soleil qui leur prit le bonheur du retour...
   À nous aussi, Fille de Zeus, conte un peu ces exploits!"

   
   Et vous quelle version préférez-vous?
    ↓

critique par Claudialucia




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Qui a peur d'Homère ?
Note :

   Je me suis aussi inscrite à des MOOC scientifiques, qui occupent beaucoup mon temps mais qui me sont nécessaires pour compléter mes connaissances qui semblent insuffisantes à bien des égards. Mais le MOOC sur la mythologie, je l’ai choisi parce que j’ai toujours voulu savoir ce qui se cachait derrière la mythologie grecque et romaine, et surtout connaître des références culturelles que tout le monde cite. Je ne le fais pas à fond car normalement il y a une dissertation à rendre. Je regarde juste les vidéos et fais les quizz.
   
   Il y a donc des lectures à faire et la première a été L’Odyssée de Homère. J’ai donc passé trois semaines dans ce livre et cela a été ma plus grande surprise depuis le début de l’année.
   
   Je n’ai jamais voulu me lancer là-dedans car dans ma tête, c’était une sorte de longue poésie (et je n’arrive pas avec la poésie comme vous le savez peut-être).
   
   J’ai choisi la traduction disponible chez Babel (traduction Frédéric Mugler) car après avoir lu les commentaires sur le Net, il m’a semblé que c’était la version la plus adaptée pour moi. Je l’ai donc ouvert et première surprise, cela se lit très bien. Pour une première lecture, je n’ai pas fait particulièrement attention à la forme mais plus au fond. En cela, j’ai été aidé par les vidéos du MOOC qui soulignent les points essentiels de l’action et le pourquoi du comment. Par exemple, le professeur a beaucoup insisté sur la Xenia grecque mais aussi sur l’universalité de certains thèmes.
   
   Je ne reviendrai pas sur le livre car je ne pense pas que je pourrais vous apporter dessus plus que ce que vous savez. Quand je l’ai fermé, j’ai eu envie de le relire (pour vous dire comme je l’ai aimé). J’ai bien sûr prévu de lire L’Iliade mais mon chef m’a dit que c’était plus compliqué donc j’attends un peu. Je me suis aussi demandée pourquoi on traduisait, en France, Odysseus par Ulysse. Je me suis sentie bête quand j’ai regardé la première semaine de vidéo. Je me suis demandée qui était cet Odysseus dont on parlait en plus de Télémaque (j’avais lu les huit premiers livres et je n’avais pas rencontré ce personnage…). Ulysse, c’est le nom romain. Pourquoi nous n’avons pas gardé le nom grec?

critique par Céba




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