Lecture / Ecriture
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Quelques pas de solitude de Pascal Dessaint

Pascal Dessaint
  De quoi tenir dix jours
  Les paupières de Lou
  Cruelles natures
  L'appel de l’huître
  Les derniers jours d'un homme
  Les pis rennais
  Les voies perdues
  Quelques pas de solitude
  Le chemin s’arrêtera là

Pascal Dessaint est un écrivain français né en 1964 à Dunkerque.

Quelques pas de solitude - Pascal Dessaint

Vivre seul
Note :

   "Le plaisir que j'en retire est parfaitement égoïste. Il ne restera que des images dans ma tête. je mets la clé dans le contact et je pense que je suis souvent seul lorsque je fais une observation qui restera parmi les plus belles, et que ce serait dommage s'il en allait autrement."
   

   A l'origine de ces textes sur la solitude, un libraire de Toulouse, Christian Thorel. Mais cette commande était destinée uniquement à la clientèle d'Ombres Blanches (un lieu de perdition ! ). Viendra ensuite un autre libraire, François-Marie Bironneau (Le Bateau Livre à Lille, d'où je ne sors jamais les mains vides) qui jouera le rôle de passeur et présentera Pascal Dessaint à l'équipe de la maison d'édition La Contre Allée. Et ainsi, de fil en aiguille, d'amitié en amitié, voici enfin ce livre au format très agréable et à la présentation particulièrement raffinée, ce qui ajoute encore au plaisir de lecture.
   
   Jamais sans doute, Pascal Dessaint ne se sera livré de manière aussi personnelle que dans ces textes qui évoquent l'exercice de la solitude dans la nature et des rencontres insolites quasi magiques que l'on retrouvera parfois au cœur de ses romans . Mais "Il arrive aussi que la solitude conduise à la perte totale de soi." Et là, la voix se fait plus grave, l'émotion sourd, l'auteur se livre avec pudeur, sobriété, les questions jaillissent et la seule réponse est l'écriture. Et donc la solitude.
   
   Des textes à fleur de peau, une réflexion exigeante et poignante, un livre magnifique qu'il faut laisser le temps de décanter en soi.
   Et zou, sur l'étagère des indispensables !
   
    43 pages, un concentré d'émotions.

critique par Cathulu




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