Lecture / Ecriture
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Du roman considéré comme un des beaux-arts de Henry James

Henry James
  La Bête dans la jungle
  Le tour d’écrou
  Du roman considéré comme un des beaux-arts
  Le Banc de la désolation
  Washington Square
  Les Dépouilles de Poynton
  Le menteur
  Une Vie à Londres
  Les Bostoniennes
  L'élève
  Les Secrets de Jeffrey Aspern
  La Coupe d'or
  Les Européens
  Les Ambassadeurs
  Portrait de femme
  Daisy Miller
  Voyage en France
  Le Fantôme locataire
  L’autre maison
  Roderick Hudson

Ecrivain né à New York en 1843 dans une famille aisée.
Il a beaucoup voyagé et séjourné en Europe, spécialement en Grande Bretagne. Il demanda la nationalité britannique un an avant sa mort en 1916.
Il se lança très jeune dans une carrière littéraire (critiques, nouvelles, puis romans, récits de voyages et, bien plus tard, théâtre mais avec beaucoup moins de succès).
Il fut un écrivain très prolifique.

* Vous trouverez sur ce site la fiche de "Le Maître" de Colm Toibin, qui est une biographie romancée de Henry James, ainsi que celle de "L'auteur! L'auteur" de David Lodge.

Du roman considéré comme un des beaux-arts - Henry James

Spécialisé
Note :

   Pour le titre, n’oublions pas que le roman fut longtemps considéré comme un art mineur, la face négligeable ou presque de l’expression littéraire. Par exemple, des personnages de Jane Austen se flattent de lire beaucoup « mais jamais des romans ».
   
   Henry James ne fut pas seulement auteur de nouvelles, romans et pièces de théâtre, il fut également lettré et critique littéraire reconnu. Il n’avait que 22 ans lorsqu’il publia ses premières critiques littéraires, c’est dire que son œuvre personnelle était encore devant lui. Mais il poursuivit toute sa vie ce travail de commentateur des écrits d’autrui qui lui tenait fortement à coeur.
   
   Nous trouvons ici examinées avec énormément de sérieux, les œuvres de Guy de Maupassant, Gustave Flaubert, Honoré de Balzac, Emile Zola et Gabriele d’Annunzio. Henry James avait personnellement rencontré la plupart de ces auteurs et avait eu l’occasion de s’entretenir avec eux, ce qui n’a pu que l’aider à produire sur leur travail un avis documenté.
   
   Ceci dit, il faut prévenir tout de suite le lecteur néophyte du 21ème siècle, que ces commentaires sont d’un sérieux qui ne les rend pas franchement agréables à lire. On était au début du 20ème siècle et il était hors de question de lancer son commentaire de lecture sur son simple «ressenti». Il convenait au contraire de s’appuyer fortement sur une théorie littéraire solide, architecturée et construite, de faire valoir des arguments savamment articulés. Ce qu’Henry James fit avec beaucoup de conscience… si ce n’est de clarté. Car, je ne sais pas si le recul du temps est seul responsable du fait, si mon esprit n’était pas à la hauteur de la tâche ou si tout n’était pas toujours d’une clarté limpide, mais je dois avouer que j’ai parfois eu du mal à suivre les démonstrations complexes de notre critique. Il analyse, il dissèque, pèse, jauge et commente avec une méticulosité pointilleuse qui m’a semblée parfois - oserais-je le dire ?- un peu lourde. Et il a fallu que ma curiosité de savoir ce qu’Henry James avait pu exactement dire de Flaubert, Maupassant ou autres soit grande (elle l’était) pour que je mène à terme la lecture de ce recueil.
   
   Mais enfin, vous êtes peut-être dans le même cas, soit pour tous ces auteurs, soit pour l’un d’entre eux qui vous tient à cœur et c’est pourquoi je tenais à présenter ici cet ouvrage.
   
   Ajoutons encore que l’étude de ces cinq auteurs est suivie du texte d’une conférence intitulée « La leçon de Balzac » donnée en 1905.

critique par Sibylline




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