Lecture / Ecriture
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Un garçon singulier de Philippe Grimbert

Philippe Grimbert
  Un secret
  La mauvaise rencontre
  La petite robe de Paul
  Un garçon singulier

Philippe Grimbert est un écrivain et psychanalyste français né à Paris en 1948.

Un garçon singulier - Philippe Grimbert

Psychanalyse : Etude de cas
Note :

   Philippe Grimbert est d’abord psychanalyste avant que d’être écrivain. Pourquoi ne pas exploiter les possibilités de l’un pour nourrir l’autre? C’est ce qu’il fait, et bien.
   "Un garçon singulier" a beau être un roman de 207 pages (écrites en "gros", certes), il se dévore très très vite.
    A l’instar du garçon, l’histoire est singulière :
   Louis peine à sortir de l’adolescence. Il ne se sent pas en phase avec les jeunes de son âge (d’abord il lit! Si ça, ce n’est pas un signe manifeste de marginalité sociale?!!), il ne sent pas ses études, il n’a pas confiance en lui (j’ai failli écrire en Louis!)... Bref, ce n’est pas le grand beau.
   Et puis il tombe sur une annonce, une annonce pour un job :
   "Recherche jeune homme motivé pour s’occuper d’un adolescent singulier en séjour avec sa mère à Horville (Calvados)."
   

   Philippe Grimbert ne prend pas son lecteur pour un ouf et le conduit par la main sur le chemin de l’analyse – disons de la compréhension. C’est que deux mots ont particulièrement accroché Louis : "singulier", puisque c’est ainsi qu’il est considéré, et "Horville", la petite ville de ses villégiatures d’été durant sa prime enfance.
   
   Donc le jeune homme motivé, c’est Louis (je veux dire lui!), et l’adolescent singulier, c’est Iannis. Et il va embarquer dans l’histoire (Louis) et nous, nous faire embarquer par Philippe Grimbert dans ce "garçon singulier".
   
   C’est intelligent, troublant. La fin parait un peu faible par rapport à l’ensemble mais ça se lit d’une traite. Il faut aimer les romans "introspectifs", cela dit...
   
   Louis y laissera son indécision, ses doutes. Il tourne la page vers l’âge adulte. Et Philippe Grimbert nous laisse avec des zones d’ombre sur lesquelles il n’a pas porté le faisceau de sa "lampe-stylo", et ça c’est bien aussi...

critique par Tistou




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