Lecture / Ecriture
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Trouvée de Luc Bossi

Luc Bossi
  Manhattan Freud
  Trouvée

Trouvée - Luc Bossi

Déjà vu, déjà lu, déjà trouvé
Note :

   Clara est une étudiante de 25 ans, heureuse, qui vit à Bordeaux avec François, neurologue, de dix ans son aîné. Leur idylle dure depuis quatre ans. Un jour, au sortir d'un cours dans lequel elle a lu une nouvelle policière de son cru, Clara trouve un mot qui la perturbe dans ses affaires : "Je t'ai trouvée". Dans le même temps, à Bordeaux un meurtre est commis, le même qu'un autre neuf ans auparavant. Clara apprend de la bouche de François que ces meurtres sont l’œuvre d'un même tueur surgi de son passé.
   
   Oh, que j'ai du mal à résumer ce bouquin tellement je m'y suis ennuyé! J'ai eu l'impression de me retrouver projeté dans mon passé lorsque j'ai lu -je le confesse- deux ou trois romans de Mary Higgins Clark (beurk) ou dans une bluette (j'avoue, j'en ai lu aussi) : les deux personnages sont beaux, ils réussissent de manière insolente, vivent dans une superbe maison que François a refaite juste pour Clara, ils s'aiment, sont tout l'un pour l'autre, etc, etc, ... "Tout ce qu'avait raconté Inès était juste. Mais elle avait bien d'autres raisons d'aimer François. Ils se complétaient : lui était aussi introverti, réfléchi, doux, qu'elle était spontanée, entière, créative. Et il avait su d'emblée se montrer protecteur, calmant les angoisses qui l'habitaient depuis bien plus longtemps que la mort de son père..." (p.18)
   

   L'intrigue est prévisible et le tueur, on le connaît dès le début, non pas parce que les auteurs le nomment, mais parce que tout est du déjà-vu-déjà-lu, certes on peut hésiter un peu, entre les deux mon assurance balance, mais pas bien longtemps.
   
   L'écriture est maladroite, gnangnan, pleine d'adjectifs qui en rajoutent des tonnes dans la beauté des gens et des lieux qu'ils habitent : "Clara battit en retraite vers leur spacieuse salle à manger..." (p.38), "Clara avait un temps trouvé la demeure trop vaste, trop lumineuse, comme s'ils avaient pu perdre dans l'enfilade de ces pièces leur complicité naissante." (p.34),-pauvre chérie!-, émaillée des citations de Marcel Proust, l'auteur préféré de Clara -c'est sûr que ça lui va mieux que Frédéric Dard!-, procédé assez casse-gueule, parce que citer Proust, c'est quand même viser un certain niveau littéraire qui reste là, très loin, hors de portée...
   
   Je suis désolé, monsieur l'écrivain, j'aurais aimé dire du bien de votre livre, mais je n'y arrive pas. Il pourra plaire sans doute, peut-être aux amateurs de romans policiers aux frissons faciles et aux amours belles et enviables, sans doute un très large public, mais pas à moi.

critique par Yv




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