Lecture / Ecriture
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Nos cheveux blanchiront avec nos yeux de Thomas Vinau

Thomas Vinau
  Ici ça va
  La part des nuages
  Nos cheveux blanchiront avec nos yeux
  Bleu de travail
  Le camp des autres

Thomas Vinau est un auteur français, né en 1978 à Toulouse.

Nos cheveux blanchiront avec nos yeux - Thomas Vinau

Minimaliste
Note :

   Il s’agit du premier roman de Thomas Vinau. Roman, le mot, déjà, n’est pas adapté. Impressions, plutôt, humeurs... L’ouvrage très court se découpe en petits chapitres, tout petits, des paragraphes presque, titrés, et dont l’ensemble, au fil de la lecture, reconstitue comme une boule à facettes qu’on élaborerait facette par facette.
   
   En outre, il y a très clairement deux parties : une première partie itinérante, intitulée "Le dehors du dedans", accompagnée de cette citation de Blaise Cendrars qui décrit bien la situation ; "quand on aime il faut partir", au cours de laquelle Walther, notre héros, homme jeune, pas certain de son amour pour Sally, peut-être, mais indécis surtout quant à la décision de se fixer, plaque tout pour voyager au gré du vent et des opportunités, Spitzberg, puis des Flandres à l’Espagne via la France, Prague... et puis une seconde partie, qui vient clairement en second, "Le dedans du dehors". Walther s’est décidé, a retrouvé Sally avec une conviction certaine et se met à élever leur petit garçon.
   
   Le style est minimaliste. Des petits riens, des impressions, de petits faits, de ces moments qui peuvent être insignifiants, qui le paraissent en tout cas, mais qui parfois peuvent tout faire basculer.
   
   J’ai eu du mal à me passionner, l’ai lu à toute vitesse pour finir par n’être pas sûr de ce que j’en pensais... Donc, je ne sais pas à cent pour cent ce que j’en pense!
   
   « Une île sans route
   Il suit le groupe touristique en regardant la pluie. Une guide explique dans un micro que l’archipel était un point stratégique pendant la Seconde Guerre mondiale. Le jour ne s’est plus levé depuis un mois. L’entre-deux ne lui va pas. Il dort peu et le sel a laissé des taches blanches sur sa peau. C’est lorsque la guide a attaqué son speech en italien qu’il a pris sa décision. Une fois dans l’avion, une vieille retraitée s’assoit à côté de lui en disant : "C’est tout de même pas croyable, une île sans route!" »

critique par Tistou




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