Lecture / Ecriture
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Adolphe de Benjamin Constant

Benjamin Constant
  Adolphe

Adolphe - Benjamin Constant

Amour et prison
Note :

   Plus de cent cinquante ans avant "Belle du Seigneur", "Adolphe" raconte l’histoire d’un amour prison, de l’amour-prison.
   
   Adolphe est un jeune étudiant de l’université de Göttingen. Il s’éprend de la belle Ellénore, marié à un noble du pays. Essuyant d’abord plusieurs refus de la belle, Adolphe parvient à ses fins au-delà de ce qu’il imaginait si bien qu’à force, il sent que sa liberté en pâtit. Il n’est presque plus libre de ses mouvements ni de ses pensées.
   
   Dès lors il s’agit de percer le vrai du faux, l’aime-t-il vraiment ou pas? Elle, de son côté semble exclusive. Adolphe essaie de lui trouver des défauts pour pouvoir la quitter comme le lui conseillent ses amis et les amis de son père mais n’y parvient jamais vraiment.
   
   Benjamin Constant montre déjà par-là, que l’amour peut-être le paradis et l’enfer, le plaisir ou la torture des sentiments, la situation du début de la scène (en Allemagne), marquée par le sceau du fameux "Sturm und Drang", est en ce sens lourde de signification. C’est un roman qui explore les sentiments humains, qui passe le temps puisqu’on retrouve ces réflexions au long des siècles et jusqu’à cette scène du dernier métro de Truffaut où le héros dit dans la pièce de théâtre qu’il monte: "Tu es si belle que te regarder est une souffrance..." "C’est une joie et une souffrance…"
   Dans ce roman, c’est plutôt une souffrance.
   
   Pour la petite histoire, je me suis mis à lire Adolphe, à cause de sa mention dans le film le prénom. Comique, tragique, amour, c’est la vie!
   "Je n’avais de haine contre personne, mais peu de gens m’inspiraient de l’intérêt ; or les hommes se blessent de l’indifférence, ils l’attribuent à la malveillance ou à l’affectation ; ils ne veulent pas croire qu’on s’ennuie avec eux naturellement."

critique par Mouton Noir




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