Lecture / Ecriture
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Boris Godounov de Alexandre Pouchkine

Alexandre Pouchkine
  La Dame de pique
  Eugène Onéguine
  La fille du capitaine
  La tempête de neige
  Boris Godounov

Alexandre Sergueïevitch Pouchkine est un écrivain russe né à Moscou en 1799 et mort en duel à Saint-Pétersbourg en 1837.

Boris Godounov - Alexandre Pouchkine

Théâtre russe
Note :

   Boris Godounov, en fait, c’est une relecture… mais ça faisait tellement longtemps que j’avais un peu oublié, mais j’ai eu envie de me replonger dans cette partie de l’histoire russe, revisitée par Pouchkine. Parce qu’en Russie, il est PARTOUT! Je pense qu’il y a une rue Pouchkine dans toutes les villes. Et ce n’est même pas une joke.
   
   C’est donc une pièce de de théâtre s’inspirant de la vie du Tsar Boris Godounov qui a régné sur la Russie de 1598 à 1605. Pouchkine a choisi de s’inspirer de la version selon laquelle Godounov, qui dirigeait tacitement la Russie en raison de l’incapacité de Féodor 1er de le faire, a fait assassiner le tsarevitch Dimitri après l’avoir exilé à Ouglitch. Pour vous replacer dans le contexte, Feodor et Dimitri étaient les fils d’Ivan le Terrible. Dans cette tragédie, on le suit du début de son règne à sa mort mais le récit est aussi axé sur le faux Dimitri (qui deviendra Dimitri II) qui surgira pendant son règne et ralliera une partie du peuple à sa cause.
   
   J’ai beaucoup aimé me replonger dans cette œuvre, que j’aime toujours autant. En plus, comme j'étais en Russie et en contexte, disons que ça aidait. J’étais immergée dans ce monde et dans ces histoires alors la vision du poète sur cette époque, forcément, ça m’intéressait. C’est une histoire tragique et désespérée à la fois, avec tout ce qu’il faut de meurtres, de trahisons, de faux semblants (se réfugier au monastère et se faire supplier pour prendre le pouvoir… on y croit) et de revirements de situation. La Russie, quoi. Ils n’y vont pas toujours avec le dos de la cuillère. Pouchkine réussit à rendre ces personnages vivants et humains, emplis de doutes malgré leur côté mythique. Bien entendu, je suis consciente que je perds toute la beauté de la langue de Pouchkine because traduction et grande différence entre les deux langues. Toutefois, pour qui s’intéresse à la période (et connaît quand même le contexte global), c’est une pièce à lire, avec laquelle on passe un bon moment. En plus, suite à ça, pas de doute, on s’en souvient.

critique par Karine




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