Lecture / Ecriture
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Sans oublier de Ariane Bois

Ariane Bois
  Sans oublier
  Dakota song

Sans oublier - Ariane Bois

Pas ma tasse de thé
Note :

   Je viens de faire deux lectures qui m'ont laissée de côté, mais dont je parle tout de même (le vieux débat, doit-on parler de ce qui n'a pas vraiment plu). Des auteurs français (ceux qui me connaissent savent que déjà il peut y avoir un os).
    Bien évidemment ces deux romans ne sont pas mauvais, chacun a des qualités (que je pointe, d'ailleurs), ils ont demandé temps et énergie à leurs auteurs, celui-ci, surtout, a toutes les qualités pour plaire à des lecteurs moins compliqués que moi.
   
    La narratrice (mais quel est son prénom? En écrivant ce billet je réalise qu'il m'a échappé) travaille dans une agence de pub parisienne, elle est mariée avec l'Homme. Deux enfants de six et trois ans. Rien à signaler, à part une belle-mère pestissime (et réussie).
    Jusqu'au moment où sa mère décède dans un accident d'hélicoptère. Ce deuil la terrasse, remontent les souvenirs du suicide de son frère. Bref, elle est à ramasser à la petite cuillère, tentative de suicide, hospitalisation. Peur de nuire à ses propres enfants. Son couple vacille. Elle fuit.
    Au Chambon-sur-Lignon, où son père a passé quelques moments de vacances (famille protestante), elle noue une relation avec Sylvain, et découvre les liens entre Jeanne, la mère de Sylvain, et sa propre mère, qui lui avait caché une partie de son passé.
   
    Pendant le premier quart du roman, j'ai eu envie de laisser tomber. Sarkozy passe même en fond de décor (l'histoire de la maternelle de Neuilly, en 1993). Je me suis souvenue de connaissances ayant vécu bien pire comme deuils (mais y-a-t-il une échelle, après tout?). La narratrice, centrée sur elle-même, ne rendait pas son histoire un peu universelle, et je restais de marbre.
    Puis le déclic s'est fait, l'intérêt est venu, et j'ai terminé ma lecture (ce qui est à l'honneur du roman!).
   
    Même si les relations avec Sylvain m'ont paru inutiles et que les secrets de famille ou les trucs cachés ne sont toujours pas ma tasse de thé, et, hélas, entravent l'objectivité de mes avis. J'ai aussi du mal à comprendre qu'elle ait laissé son mari trois jours sans nouvelles, le laissant avec les commissariats, les hôpitaux... Qu'elle veuille prendre du recul, d'accord, protéger ses enfants, d'accord, mais le laisser plongé dans l'inquiétude, quand même...
   
    Si vous ne connaissez pas l'histoire du Chambon pendant la seconde guerre mondiale, c'est à découvrir, bien sûr.
   
   Conclusion : comme je le savais déjà, ce genre de fiction intimiste n'est pas vraiment pour moi.

critique par Keisha




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