Lecture / Ecriture
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Nestor, la bouffe et moi de Dominique Buffet

Dominique Buffet
  Nestor, la bouffe et moi

Nestor, la bouffe et moi - Dominique Buffet

Sur la boulimie.
Note :

   Accessible et vrai.
   
   L'Histoire commence:
   Très inspirée du programme en douze étapes des AA, l'auteur décrit les mécanismes des boulimies et propose des méthodes et des outils pour s'en libérer.
   
   J'ai aimé ce livre
   La détresse humaine est variée, elle est variable, elle est dramatiquement imaginative dans ses dépendances, diaboliquement "marketées" pour la plupart : l'alcool, le tabac, la mal-bouffe. Ces drogues sont en vente libre mais de plus en plus réglementées pour des questions de santé publique. Force est d'admettre que nous avons avancé depuis les désordres appelés neurasthénie et les réunions Weight Watchers, mais tellement avancé qu'il est bien difficile de s'y retrouver tant les solutions, qu'elles soient simples ou miraculeuses, sont pléthoriques.
   
   Néanmoins, force est aussi de constater que les professionnels de l'aide tendent de plus en plus à s'accorder sur les diagnostics et les solutions, à l'appui des nombreux cas du XXème qui ont aussi favorisé l'explosion du secteur de la relation d'aide. Et comme Dominique Buffet n'est ni thérapeute, ni médecin, ni chercheur, elle nous délivre ici de façon vécue et spontanée la matière pour comprendre et s'en sortir : Un jour à la fois, soyons aimable, respectons-nous, nous ne sommes pas une poubelle.
   
   Oui à la Psychothérapie, pour dénicher ces croyances que l'on fait siennes et qui pourrissent notre estime de soi.
   Oui à la Programmation Neuro-Linguistique, pour passer à l'action positive.
   Oui au Temps, dont le maître mot est "un jour à la fois".
   Oui à l'estime de soi, oui au bonheur !
   Et oui, "Non" est une phrase complète !
   
   Vous l'aimerez aussi
   Qui n'a jamais voulu limiter ses excès ? d'alcool, de bouffe, de tabac, de nuits blanches, de sexe, d'agressivité, … Et combien ont dû tout arrêter à défaut d'être capables de se limiter ? Je ne crains pas d'affirmer qu'il faut avoir arrêté une drogue pour mesurer la place qu'elle occupait, ou plus exactement la place qu'elle vous empêchait de vivre. Quand on stoppe une dépendance, il faut être prêt à changer le sens de sa vie, en utilisant ce temps différent, cette ressource financière supplémentaire, ou encore ces valeurs nouvelles, ces exemples à transmettre. Il s'agit de sortir de prison, de recouvrer sa liberté individuelle, de devenir adulte.
   
   Est-ce à dire que les parents sont défaillants quand ils n'apprennent pas à leurs enfants que devenir adulte, c'est justement changer d'oralité ? Ne dit-on pas dévorer un livre ? se nourrir d'expositions ? Certainement que les parents sont défaillants, mais moins en tant que parents qu'en tant qu'humains. D’où l'intérêt à ne pas toujours partager les points de vue socio-familiaux qui nourrissent (encore !) nos croyances. Car il ne faut pas confondre accepter (indispensable, la seule voie) avec cautionner, tolérer, s'accorder.
   
   C'est à cette condition qu'en abandonnant la lutte, il n'est plus nécessaire de "faire le poids". C'est à cette condition qu'en traversant ses émotions, on va savoir chercher ce qui nous convient "le mieux", on va retrouver notre humanité, et chemin faisant, notre vulnérabilité. Est-ce à dire que l'on est d'autant mieux et que l'on aide d'autant plus les autres que l'on s'estime soi au point de s'oublier ? Oui, l'estime de soi est une respiration et il n'y a que le tuberculeux pour penser à son souffle. Le bonheur est contagieux. Qu'on se le dise !
   
   Pour prolonger la lecture, une fois après avoir accepté l'état de boulimique, on peut "s'affoler" encore, si ce n'est pas suffisant, en lisant "Le Cœur au ventre" (Guy Carlier). Au moins, on pourra en rire un moment. Pour transformer les "Pourquoi" en "Comment", j'ai pensé à "Un cerveau pour changer" (Richard Bandler). La méthode du Swish peut "dérobotiser" pieds, mains et mâchoires en visualisant sa nouvelle image et s'en nourrir. Pour traiter la source plus que les symptômes déviants, je conseille bien sûr "Imparfaits, libres et heureux" (Christophe André), car le sujet de fond reste l'estime de soi.

critique par Alexandra




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