Lecture / Ecriture
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L'île de la terreur et Les sept petites chaises de Jean Ray

Jean Ray
  L'île de la terreur et Les sept petites chaises
  Les contes du whisky

Jean Ray est un écrivain belge né en 1887 et mort en 1964. En dehors de ses propres titres, il a repris la série des aventures de Harry Dickson.

L'île de la terreur et Les sept petites chaises - Jean Ray

Ray, feuilletoniste
Note :

    L'auteur belge Jean Ray est, je le sais, l'objet d'un véritable culte et il existe des conventions, des associations perpétuant son souvenir. Il y a tant à lire que je ne m'étais encore jamais penché sur cet auteur. J'ai lu pas mal de Sherlock Holmes, d'Arsène Lupin, ou de Rouletabille et ai bien de la sympathie pour ces écrivains, de grand écrivains à mon avis. On ne trouvera plus personne pour ravaler en seconde zone ces grands feuilletonistes ni les écrivains "Série noire" qui leur ont succédé. J'ai choisi au pif une aventure de Harry Dickson, le héros récurrent de Jean Ray, souvent présenté comme le Holmes américain. Les sites spécialisés m'ont d'ailleurs appris que Jean Ray était au départ le simple traducteur des histoires d'Harry Dickson.
   "Il n'a pas créé la série à l'origine, il n'a été en fait — au début — que traducteur des aventures d'un "Sherlock Holmes américain", de l'allemand vers le néerlandais (apparition du nom de "Harry Dickson"), puis vers le français. À la longue, il finit par trouver les textes d'origine si médiocres qu'il obtient l'accord de son éditeur pour réécrire les histoires à condition qu'elles respectent le titre et le dessin de couverture des recueils originaux. 103 aventures seront ainsi entièrement de sa main sur les 178 fascicules parus." (Wikipedia)
   
   Deux titres dans ce petit recueil trouvé en bibliothèque: L'île de la terreur et Les sept petites chaises.
   
    Le premier m'a déçu. 72 pages d'une intrigue amalgamant la ruine d'un aristocrate anglais, sa retraite dans une île écossaise battue par les flots comme il se doit et cette aventurière belle et folle qu'on a tôt fait de confondre. Les ingrédients sont là mais j'oublierai très vite ce conte pas drolatique et cette enquête sans indices ni véritable mystère. Harry Dickson brille plutôt par sa discrétion et si ses tribulations sont toutes aussi fades je comprends que Mr. Holmes et d'autres lui dament le pion.
   
    Les sept petites chaises, titre séduisant par la magie du chiffre, ne m'a pas convaincu davantage. Cette histoire, digne des pulp magazines les plus ordinaires, n'effraie ni n'inquiète. Et puis ces intrigues où dès la troisième page "des cris déchirent la nuit" sont vraiment un peu "cheap". En résumé je n'ai guère l'intention de fréquenter à nouveau ce Harry Dickson. Pour cela je manque de temps. Même dans le métro il y a sûrement mieux à lire. Je m'attendais à des ambiances et des recherches autrement charpentées.
   
   
   PS: Après Jean Ray, Brice Tarvel poursuivit les aventures de Harry Dickxon
   

critique par Eeguab




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