Lecture / Ecriture
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En chemin vers Rome avec nos enfants, l'âne Octave et notre rêve... de Edouard Cortès

Edouard Cortès
  En chemin vers Rome avec nos enfants, l'âne Octave et notre rêve...

En chemin vers Rome avec nos enfants, l'âne Octave et notre rêve... - Edouard Cortès

1307 kilomètres à pied, ça use les souliers
Note :

    Edouard et Mathilde Cortès n'en sont pas à leur coup d'essai question marche (déjà Compostelle, Jérusalem, et Edouard est plutôt baroudeur), mais là on passe le cran au-dessus puisque les enfants seront de la partie. L'aînée n'a pas quatre ans, la dernière fera quelques dents de lait au cours des quatre mois de pèlerinage sur la Via Francigena.
    "On ne peut donner que deux choses à ses enfants : des racines et des ailes." (Proverbe juif, cité en exergue)

   
   Du Puy-en-Velay à Rome, 1307 kilomètres à découvrir à la suite de la carriole tirée par Octave, grand noir du Berry (rien que ce choix déclenche ma sympathie...). Rencontres, échanges, bivouacs ou accueils inattendus chez l'habitant, et aussi découverte de soi (j'ai fort aimé les réflexions d'Octave, bien philosophe, cet âne...), sans passer sous silence quelques disputes dans le couple. Des détails sur cette Via Francigena et son histoire et la religion catholique, mais en lien avec cette aventure, sans insister trop, un délicat équilibre a été trouvé, et ce livre devrait plaire à tous ceux qui s'intéressent à ce type d'aventure humaine. Un peu de spirituel dans notre "monde de brutes" ne saurait faire de mal.
   
    L'on pourrait se sentir loin de Rufin et son voyage solitaire à Compostelle, mais j'ai retrouvé quelques idées: "Voyager, c'est consentir au dépouillement. Pour qu'il prenne effet à l'intérieur, il semble systématiquement commencer par l'extérieur." (et hop, on allège la carriole!)
    "Les voyages nous font trouver ce que l'on ne cherche pas."

   
    Quelques "mots d'enfant"
    Jeanne essaie d'ouvrir un flacon de sirop
    "Mon chou, tu n'y arriveras pas. Ce n'est pas pour les petites filles, il y a une sécurité. Seules les grandes personnes peuvent l'ouvrir.*
    Frustrée, Jeanne s'énerve:
    -Mais comment il fait, le bouchon, pour savoir que je suis une petite fille?"

   
   (* Mouais, il y a aussi des grandes personnes qui doivent déployer force et patience pour les ouvrir, c'est du vécu)
   
    "Maman, quand je suis sortie de ton ventre, comment tu as su que je m'appelais Jeanne?"

critique par Keisha




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