Lecture / Ecriture
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Récital des anges de Tracy Chevalier

Tracy Chevalier
  Récital des anges
  Prodigieuses Créatures
  La jeune fille à la perle
  La dame à la licorne
  La dernière fugitive
  A l'orée du verger
  L'innocence

Tracy Chevalier est une écrivaine américaine née en 1962 et vivant à Londres.

Récital des anges - Tracy Chevalier

Le couperet tombe toujours à la page 100
Note :

   Je me suis attaquée au Récital des anges de Tracy Chevalier. La page 100 a été tout de même beaucoup plus facile à atteindre que pour La Fascination du pire parce qu'il s'y passe quand même quelque chose mais l'infâme production de Zeller ayant sérieusement attaqué mes réserves de patience et de douceur, la lecture de Tracy Chevalier n'a pas été une partie de plaisir.
   
   Reconnaissons tout de même que Tracy Chevalier possède quelques qualités narratives qui font totalement défaut à Zeller mais, de manière tout à fait subjective, j'ai du mal à supporter ce genre d'écriture qui me donne l'impression de lire un roman de femmes écrit par une femme et uniquement destiné aux femmes. J'ai trouvé l'histoire gnangnan, les personnages peu crédibles surtout dans les premières pages du roman qui mettent en scène deux petites filles de 5 ans qui se rencontrent et dissertent comme des perruches de salons.
   
   Quelques mots sur l'histoire : deux petites filles, Lavinia et Maude se rencontrent dans un cimetière et deviennent les meilleures amies du monde alors que leurs familles représentent deux facette opposées de la bonne société londonienne du début du XXe s. On suit ensuite l'histoire de ces deux familles dans lesquelles s'immiscent progressivement le siècle et, en particulier, les mouvements des suffragettes.
   
   Tracy Chevalier a certainement cherché à donner une impulsion féministe au Récital des anges mais, malheureusement, cette catégorie de romans centrés sur les personnages féminins échappe rarement à la caricature et enferment le genre féminin dans des cadres bien définis qui ne me semblent avoir aucune réalité et qui ont surtout l'effet inverse de celui souhaité : entretenir une image stéréotypée de la femme.
   
   Cette note ayant apaisé ma fureur vengeresse, je vais pouvoir continuer mes lectures avec un peu plus de calme, de patience et de mansuétude et, promis, je ne parlerai plus de Zeller parce qu'il ne faut pas abuser des bonnes choses (maintenant, je me prépare à me pencher avec attention sur le cas Angot).

critique par Cécile




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