Lecture / Ecriture
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Tous les chiens de ma vie de Elizabeth von Arnim

Elizabeth von Arnim
  Avril enchanté
  Elizabeth et son jardin allemand
  La bienfaitrice
  En caravane
  Tous les chiens de ma vie

Elizabeth von Arnim, née Beauchamp, est une romancière britannique née en Australie en 1866 et devenue par son mariage, Baronne Von Arnim. Elle est décédée en 1941 aux Etats Unis.

Tous les chiens de ma vie - Elizabeth von Arnim

Pas de loulou en Poméranie
Note :

   "Peut être les maris ne m'ont-ils jamais bien réussi."
   
   Même si Elizabeth von Arnim l'affirme péremptoirement "Il fut évident que je suis faite pour les chiens, comme les chiens paraissaient faits pour moi", la manière désinvolte dont elle traite ses premiers compagnons peuvent nous en laisser sérieusement douter.
   
   Ce n'est qu'au fil du temps, devenue veuve et ses enfants (sa "portée" (sic) )ayant quitté la demeure maternelle, que va pouvoir s'approfondir la relation qu'elle tisse avec Tous les chiens de [sa] vie. La place qu'elle leur accorde devient au fil des pages plus importante et émouvante. En effet, même si elle s'en défend à plusieurs reprises, ce récit censé être consacré aux canidés s'égare souvent en digressions savoureuses où l'auteure croque ses contemporains et elle-même avec beaucoup d'humour et de piquant : "Si ce livre n'était pas entièrement consacré aux chiens, je ferais ici une digression à propos d'un grand-oncle et d'une grand-tante, qui moururent exactement comme lui,* après un dîner exquis. Dans leur cas, on n’avait pas eu besoin de vétérinaire."
   
   Tout en légèreté, sans jamais s’appesantir sur les aléas de sa vie, cette anglaise, exilée par son premier mariage en Poméranie, mène sa barque avec une modernité remarquable. Dotée d'autant d'énergie que les chevaux ou les chiens qu'elle entraine dans de grandes balades, elle eut une vie plus agitée encore qu'elle nous le laisse entendre (merci aux notes en bas de page qui permettent de contextualiser).
   
   Une écriture sans rien d'empesé, pleine de vivacité, fait de ces 247 pages un petit délice !
   
   
   * son chien Pincher.

critique par Cathulu




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