Lecture / Ecriture
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Le Russe aime les bouleaux de Olga Grjasnowa

Olga Grjasnowa
  Le Russe aime les bouleaux

Le Russe aime les bouleaux - Olga Grjasnowa

Un peu trop riche, peut-être...
Note :

   Titre original : Der Russe ist einer, der Birken liebt
   
   Quatrième de couverture (pour une fois...)
   
   "Immigré", "identité", "patrie"... Des mots qui ont le don d'énerver Mascha.
    D'origine azerbaïdjanaise et juive, Mascha est arrivée avec sa famille à onze ans en Allemagne pour fuir la guerre et les massacres. Elle qui devient une "sans voix" prend aussitôt conscience du pouvoir que procure la maîtrise de la langue. Aujourd'hui, elle en parle cinq couramment et fait des études d'interprétariat. Son objectif : travailler au sein des Nations unies. À Francfort, en couple avec Elias, Mascha essaie d'oublier les horreurs vécues à Bakou, enfant... quand son petit ami meurt brutalement.
    De désespoir, et sur un coup de tête, Mascha part pour Israël. Là-bas, les fantômes du passé la rattrapent, se mêlant à celui d'Elias et aux images terribles du présent.
    Plus que jamais, Mascha va avoir besoin d'un endroit ou se sentir chez elle, pour surmonter les drames et faire la paix avec le passé. Mais où le trouver?"

   
   
    Née en 1984 à Bakou, émigrée en Allemagne en 1996 avec sa famille, l'auteur a mis beaucoup d'elle-même chez son héroïne Mascha. Espérons qu'elle n'est pas aussi écorchée vive. Elle a bien su faire passer la difficulté de l'émigré de s'insérer dans une autre culture, que ce soit Mascha, ou ses amis Cem et Sami (originaires respectivement de Turquie et du Liban), qui connaissent mieux l'Allemagne que leur pays d'origine, sans être considérés comme totalement allemands.
   
    Olga Grjasnowa a également su présenter, de façon plutôt neutre mais poignante, le conflit en Azerbaïdjan (quelle horreur! un de ces conflits bien éloignés des préoccupations des français je suppose) et la situation en Israël/Palestine. L'on ressent aussi parfaitement le long chagrin, le deuil sans fin de son ami Elias.
   
    Cependant aux trois quarts du roman j'étais quelque peu fatiguée de cette multiplicité de thèmes, de cette intensité et des virevoltes de l'héroïne. J'aspirais à me poser un peu.
   
    En conclusion : un premier roman intéressant, une écriture sobre et efficace, mais qui m'a laissée un peu déconcertée.

critique par Keisha




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